Quand le débat s’ouvre au Congrès US

Sans doute était-ce une pièce à ne pas mettre sous les yeux d’un francophone tendance cannabinanglophile. Sans doute était-il trop difficile pour l’envoyer spécial de l’AFP aux USA ou tout autre journaliste français en charge de suivre les débats, les votes et les décisions au Congrès US de nous faire part de cette tranche de bon sens et d’intelligence ? Cette vidéo est une pièce historique…

C’est d’ailleurs l’un des arguments employés par l’un des représentant saluant l’importance de la discussion soulevée par l’amendement proposé par le congressman Dana Rohrabacher, qui visait à supprimer d’un trait les moyens consacrés par l’Etat fédéral à la répression dans les Etats ayant adoptés des législations garantissant un accès au cannabis médical pour des centaines de milliers de patients. Plus concrètement, il s’agit d’interdire à la DEA d’intervenir dans les 16 Etats où le cannabis thérapeutique est devenu légal par la force des votes favorables lors de référendum d’initiative populaire. Selon l’association Americans for Safe Access, depuis octobre 2009, il y a eu plus de 170 raids policiers de la DEA dans 9 Etats différents. Mais comme le suggèrait un autre congressman avertit, Jerold Nadler, il serait nécessaire de prévoir l’extension d’une telle mesure pour le cas où d’autres Etats, comme le Connecticut s’engageait sur la voie de la régulation… ce que la plupart des intervenants envisagent positivement.

On se prend à rêver sur la possibilité de voir en France au Palais Bourbon un tel débat, et on se demande quel intérêt manifesterait les journalistes français ? Aurait-on le droit à de si belles déclarations de la part de nos parlementaires ?

On aurait aimé que la presse française relate la démonstration orale de Maurice Hinchey, co-rédacteur de l’amendement, répondant à son collègue Wolf qui venait de déclarer « que se passe-t-il dans la tête d’un adolescent qui nous regarderait à la télévision débattre de la sorte pour adopter une disposition qui légaliserait une drogue qui fait des ravages ? Avec cet amendement les cartels mexicains vont se frotter les mains » assénait-il…

Quel étonnement de constater que la plupart des représentants au Congrès lui ont répondu sèchement, le laissant un peu au dépourvu lorsqu’à la fin de la discussion on lui redonnait la parole pour tenter de répondre aux arguments de ses collègues appelant à soutenir et voter en faveur de cet amendement.

Malheureusement, le vote de cet amendement semble avoir été suspendu dans le temps… Toujours est-il et c’est un des arguments défendus par l’un des Congressman, le président Obama a déclaré pour clarifier la situation, qu’il y avait « d’autres chats à fouetter ».
Et comme une bonne nouvelle en chasse une autre, le Harbor Side Health Center vient de remporter une victoire historique face à la DEA.

Interview avec Steve DeAngelo, fondateur du Harborside Health Center

Dans l’attente de la prochaine publication du RBH23 – La Gazette du Chanvre, pour accompagner l’enregistrement de la vidéo disponible ici, en voici la traduction.

Entretien avec Stephen DeAngelo

Invité à l’Expogrow d’Irun pour participer au Forum Social International du Cannabis, Stephen DeAngelo le fondateur du Harborside Health Center, a partagé quelques réflexions à notre stand.
Auteur d’une contribution fort intéressante à propos de la situation du mouvement de réforme des lois régissant la consommation de cannabis, qui serait à la croisée des chemins entre partisans du «bien être» et ceux de l’«intoxication».

Entretien réalisé à Irun, le 15 septembre 2012

Je pense qu’une bonne manière d’évaluer la portée des promesses d’un individu pour qu’il passe à l’action demain, est d’observer ce qu’il a fait auparavant. Malheureusement, ce qu’on a compris avec le président Obama, c’est qu’il nous avait promis en 2008 qu’il respecterait les lois locales permettant l’accès au cannabis médicinal et l’an dernier, il n’a pas tenu sa promesse en autorisant des procureurs fédéraux à fermer sur l’ensemble du territoire plusieurs centaines de dispensaires délivrant du cannabis.

Je ne pense pas que cela changera après les élections. Je pense plutôt que si nous voulons voir des changements, nous devons nous organiser sans se fier à Obama ou à n’importe qui d’autre au pouvoir pour le décider pour nous. Nous allons devoir faire pression sur Obama pour qu’il prenne la direction qui nous intéresse, mais il devra être pousser à faire ce pas en avant. C’est à nous de le guider sur cette voie, il ne saura pas nous l’indiquer.

C’est à chacun de nous de le pousser à faire ce choix. Or il est difficile de se mettre en mouvement, de bien appréhender cette période de changements. Il n’est pas facile de se déclarer publiquement en faveur du cannabis et pour des évolutions législatives. Mais si nous ne le faisons pas, alors il n’y aura jamais de changement. Pour changer, nous devons commencer par nous-même.

Une des raisons pour laquelle je suis en Europe, alors qu’il y a une montagne de problèmes en cours aux Etats Unis, c’est que je suis convaincu que nous n’arriverons jamais à changer les lois dans aucun de nos pays sans l’unification de nos forces pour changer les lois dans tous les pays.

[RBH]23 : As-tu déjà entendu parler des « Cannabis Social Club », as-tu connaissance de ce mouvement en plein essor en Europe ?

Oui. Mais avant d’arriver ici, j’avais entendu quelques rumeurs à ce propos, mais je n’avais pas vraiment pris la mesure de ce qui se passe réellement. Je suis très impressionné et bien inspiré par ce que je viens d’observer depuis mon arrivée : des gens qui s’organisent à la base, sans attendre que leurs gouvernants procèdent aux réformes, avec cette volonté de s’extraire du marché noir, tout en venant en aide aux personnes qui utilisent le cannabis à des fins thérapeutiques et qu’elles puissent disposer sans risque d’une qualité garantie.

Cela s’inscrit dans un mouvement global, du Nord au Sud des Amériques, à l’ensemble de l’Europe, et même maintenant en Afrique et en Asie. Les gens se regroupent, et disent qu’ils en ont marre, qu’ils n’attendront plus, qu’ils vont s’auto-organiser, et qu’ils pourront ainsi se démarquer du marché noir. Ils décident ensemble de leurs techniques de culture, pour produire et distribuer le cannabis de manière transparente. Ces groupes auto-organisant la production pour leurs besoins peuvent agacer leurs autorités locales, voire nationales, et peut-être même au niveau des Nations Unies…

Sauver Bozidar

Depuis son incarcération le 21 septembre 2012, Božidar Radišić, est en grève de la faim. Parce qu’il est suspecté de revente, il a été placé en détention provisoire, pour la culture qu’il revendique de 5 plantes de cannabis.
Il est aujourd’hui le symbole de la résistance des usagers de drogues slovènes, face à la répression sévissant en particulier dans la région de Prekmurje, d’où il est originaire.

En effet, comme Dana Beal aux Etats Unis ou d’autres ailleurs, il semblerait que ses ennuis judiciaires soient la conséquence de son engagement public, notamment parce qu’il affirme utiliser le cannabis à des fins thérapeutiques. Comme des millions d’autres victimes, usagers du cannabis, trafiquants réels ou supposés, il est un prisonnier politique de la guerre mondiale « à la drogue ».

Action urgente

L’organisation européenne ENCOD appelle ses membres et tous les citoyens européens à agir, en urgence, en adressant une lettre au président de la République de Slovénie, et en copie à plusieurs responsables politiques afin que les autorités cessent d’ignorer la situation de Božidar Radišić. Il suffit de Copier-coller le texte de la lettre au Président de la Slovénie (ci-dessous entre ces repères ***), et de sélectionner toutes les adresses indiquées, dont celle de l’ambassadeur de la Slovénie en France, sans oublier d’ajouter son comité de soutien : freebozidar@gmail.com.

Action urgente à Paris

Le 22 novembre 2012, cela fera deux mois que notre ami Božidar Radišić est en grève de la faim. Pour protester, mais aussi pour soutenir l’initiative de l’ENCOD, le collectif Cannabis Sans Frontières organise une manifestation de solidarité afin de demander la libération immédiate et inconditionnelle de Božidar Radišić, aux abords de l’ambassade de la Slovénie à Paris de 11h à 13H, où une amorce de dialogue sera engagée dans la mesure du possible, et vers 14h en délégation auprès des délégations du Parlement européen et de la Commission européenne.

Plus d’infos :

- http://freebozidar.blogspot.fr/p/eng.html
- http://www.encod.org/info/FREE-SLOVENIAN-ACTIVIST-BOZIDAR.html
- http://www.encod.org/info/ENCOD-STATEMENT-TO-GOVERNMENT-OF.html

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Lieu/date, November 2012

Dear Mr. President,

We closely monitor developments in the field of drug policy, enforcement of drug users and the violation of their basic human rights and fundamental freedoms in the Republic of Slovenia.

The case of Božidar Radišić, an activist in the field of drug policy, as well as an advocate of the use of medical cannabis, who was taken into custody on the 21st of September 2012 for possession of five (5) cannabis plants (that were seized at the same time) and unproven suspicion of intention of re-sale, is an example of the daily practice of unfounded and unjust prosecution of cannabis users in the Republic of Slovenia.

Božidar has been on hunger strike from the 21st of September 2012 up to this date.

The statistics of the treatment of drug users (especially cannabis users) in the area of Prekmurje, where Bozidar Radišić resides, show 30% misdemeanors and 70% offenses, as opposed to the rest of the country with the average of 70% misdemeanors and 30% offenses. It is therefore perfectly clear that the authorities of law enforcement in Prekmurje tend to harshly criminalize especially the cannabis users.

We strongly believe that, regardless of the final court decision, a detention of several months for possession of five (5) cannabis plants and the excessive enforcement of legal provisions is a highly disproportionate measure which shows the intolerance to drug users and especially activists for the changes in the current drug policy of Slovenia.

Božidar Radišić is not a drug dealer. He is a man who is committed to the open dialogue on the topic of cannabis and on the basic and inalienable right of every individual to freely decide what he does with his own body. Prolonged detention of a political activist means suppression of democratic dialogue, it means intimidation of all of those who are committed to social change, and at the same time it means the stigmatization and criminalisation of users of cannabis, as well as of other drugs.

Encod calls on the competent authorities in the Republic of Slovenia to act in accordance with the practice of other member states of the European Union and therefore abolish the detention of all users of illegal drugs which have been – as Božidar Radišič – put into detention for possession and suspicion of re-sale without evidence.

We also remind you of your responsibility to protect the physical integrity and health of Bozidar Radišić, as well as of other detained users of illicit drugs, with a special emphasis to the cannabis users in the area of Prekmurje and of the Police Authority and Court in Murska Sobota. They are citizens of Slovenia, and as such deserve a fair and human treatment.

We have informed and will continue to inform all relevant EU institutions on the developments in the field of drug policy and enforcement of drug users in Slovenia and especially in the case of Božidar Radišić.

We look forward to your reaction.

Sincerely,
…..

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- PREDSEDNIK REPUBLIKE SLOVENIJE

DR. DANILO TÜRK

e-mail: gp.uprs@up-rs.si

- PREDSEDNIK VLADE

JANEZ JANŠA

e-mail : gp.kpv@gov.si

e-mail : nika.dolinar-divjak@gov.si

- MINISTRI REPUBLIKE SLOVENIJE

MINISTER ZA ZDRAVJE

Tomaž GANTAR

e-mail : gp.mz@gov.si

e-mail : mia.marasovic@gov.si

MINISTER ZA FINANCE

dr. JANEZ ŠUŠTERŠIČ

e-mail : gp.mf@gov.si

e-mail : janez.sustersic@mf-rs.si

- MINISTER ZA GOSPODARSTVO

mag. RADOVAN ŽERJAV

Ministrstvo za gospodarski razvoj in tehnologijo

Kotnikova 5

1000 Ljubljana

e-mail : gp.mg@gov.si

- MINISTER ZA DELO IN SOCIALNE ZADEVE

mag. ANDREJ VIZJAK

e-mail : gp.mddsz@gov.si

- MINISTER ZA PRAVOSODJE

dr. SENKO PLIČANIČ

e-mail : gp.mpju@gov.si

- MINISTER ZA NOTRANJE ZADEVE

dr. VINKO GORENAK

e-mail : gp.mnz@gov.si

En copie pour information :

Ambassade de la République de Slovénie en France
Son excellence, Mme Veronika Stabej
e-mail : vpa@gov.si

http://pariz.veleposlanistvo.si/index.php?id=39&L=3

Cannabis thérapeutique : peut-on encore laisser les gens souffrir au nom d’une loi obsolète ?

Une semaine avant que le débat s’enflamme à nouveau à propos de la politique des drogues et en particulier celle à l’égard du cannabis, peu de personnes avaient entendu les déclarations de Daniel Vaillant défendant la contribution thématique « Cannabis, le laxisme c’est de ne rien faire » dans le cadre du Congrès du Parti Socialiste de Toulouse.

Depuis les déclarations de Vincent Peillon sur France Inter et la polémique qui enfle chaque jour, peu de gens auront entendu les arguments des personnes gravement malades consommant du cannabis pour soulager leur état.
Pourtant, une brève de l’AFP (reproduite ci-dessous) avait inondée la France, sans être vraiment reprise. Dommage, cela aurait sans doute évité quelques écueils pendant dix jours !

Alors que s’ouvre aujourd’hui au Parlement européen, la conférence « Avancées pharmacologiques et utilisations thérapeutiques des Cannabinoïdes en médecine », les médias vont s’obliger à quelques contorsions, pour oublier que la veille, ils reprenaient en boucle les propos mensongers de Jean François Copé ou Manuel Valls assénant tous deux hypocritement que le « cannabis est un poison pour le cerveau »… Car à ce jeu de la démagogie politicienne et de l’hypocrisie française, avec le cannabis, plus les mensonges sont gros, plus ça passe !

Comme avec la mise en avant de pseudos sondages pour tenter de clore la polémique autour du statut légal du cannabis en démontrant que 65% des français seraient opposés à la dépénalisation.

Mais en posant leur unique question avec réponse binaire « Dépénalisation ? Pour/contre », les instituts de sondages qui travaillent à la fabrique de l’opinion ont-ils osé demander aux sondés :
- Accepteriez-vous d’aller en prison pour avoir consommer du cannabis ?
- Pensez-vous que la peine prévue d’un an de prison et 3750 euros d’amende se justifie pour le simple usage du cannabis ?
- Pensez-vous que la pénalisation de la consommation de cannabis soit utile en prévenir les dangers ?
- Pensez-vous que la pénalisation de l’usage du cannabis protège la jeunesse ?
- Pensez-vous que cette pénalisation soit efficace contre les trafics ? Pour lutter contre les discriminations ? Pour interdire l’accès aux mineurs ? Pour protéger la santé des usagers ?
- Accepteriez la condamnation de votre enfant à 8 mois de prison ferme, pour le délit d’usage simple en situation de récidive ?

Autant de questions qui ne seront jamais vraiment posées pour éviter d’avoir 95% des personnes opposées à la pénalisation…

Car disons-le une simple dépénalisation ne ferait qu’amplifier les problèmes sans apporter de solutions, tandis qu’avec la légalisation il est encore possible de fixer des interdits, si chers aux tenants du pouvoir.
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Santé-maladie-Drogue-cannabis,PREV

Ces malades qui, face à la douleur, consomment du cannabis (PAPIER D’ANGLE)

Par Cécile AZZARO

PARIS, 9 oct 2012 (AFP) – Malgré l’interdiction, des malades consomment déjà du cannabis à des fins thérapeutiques, soulignent des associations qui attendent beaucoup du gouvernement, au moment où une étude souligne ses effets bénéfiques sur la sclérose en plaques.

Un essai réalisé en Grande-Bretagne sur 279 patients tend à démontrer que la consommation d’extrait de cannabis en cachets permet aux personnes souffrant de sclérose en plaques, de diminuer leur raideur musculaire, de moins souffrir et de mieux dormir.

L’ancien ministre socialiste de l’Intérieur Daniel Vaillant a exhorté vendredi son parti à s’engager sur la légalisation du cannabis thérapeutique qui permet « de soulager des hommes et des femmes » souffrant de « maladies neurodégénératives, de certains cancers ou du sida ».

La loi française interdit d’acheter, consommer, détenir, donner, revendre ou cultiver du cannabis. Le produit est classé parmi les stupéfiants dénués d’intérêt médical et ne peut donc être prescrit, rappelle la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT).

Pourtant, à l’étranger, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas, ou encore certains états américains admettent la prescription de médicaments issus du cannabis, souligne Jean-Pierre Galland, porte-parole du Collectif d’information et de recherches cannabiques (CIRC).

L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), qui estime que 1,2 million de personnes sont des usagers réguliers de cannabis, ne dénombre pas ceux qui le font à usage thérapeutique.

Pour Farid Ghéhiouche, porte-parole du collectif Cannabis sans frontière, « peut-être un million de personnes utilisent le cannabis pour apaiser leurs douleurs », comme celles souffrant de maladies dégénératives, de sclérose en plaque, de lupus, de polyarthrites rhumatoïdes, celles sous chimiothérapie ou séropositives.

« Parcours du combattant »

Or seuls les patients disposant d’une autorisation temporaire d’utilisation (ATU), délivrée par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), peuvent consommer, sans être poursuivis, un médicament contenant du THC (substance active du cannabis), le Marinol.

Fin octobre 2011, un peu plus d’une centaine d’ATU avaient été accordées pour ce médicament, et moins d’une cinquantaine refusées, selon l’ANSM.

Mais la demande, qui doit être faite avec l’appui de son médecin, est « un parcours du combattant », et la plupart des usagers préfèrent fumer la plante, car le Marinol « n’est pas assez puissant », affirme Jean-Pierre Galland.

Lorsque les pathologies sont lourdes, les traitements sont aussi importants et le cannabis soulage les « dommages collatéraux », explique Fabienne Lopez, présidente de l’association « Principes actifs », qui regroupe des malades consommant du cannabis.

Elle-même sous chimiothérapie après un cancer, elle souffrait de démangeaisons qui la faisait se gratter « jusqu’au sang », et de « crampes en permanence »: « J’ai découvert que si je fumais du cannabis, je n’avais plus de crampes ni de démangeaisons. »

Faute de pouvoir obtenir et consommer légalement, de nombreux malades sont dans l’illégalité, d’autant que beaucoup se lancent dans la plantation, note Fabrice Olivet, de l’association Asud (Autosupport des usagers de drogue).

C’est le cas de Fabienne Lopez, qui cultive uniquement pour sa consommation. Son médecin traitant la soutient et lui a écrit une lettre justifiant sa consommation de cannabis. Mais ce document n’a aucune portée légale.

« On parle souvent des deux ou trois personnes qui ont été jugées et dispensées de peine ou relaxées », mais la majorité sont condamnées à du sursis avec mise à l’épreuve et à des amendes, dit-elle.

caz/ng/nm

Le Blogueur d’Arte : Interview de Michael Knodt du Hanf Journal

Le Blogueur d’Arte était consacré dimanche 30 septembre à la question du cannabis « Silence, on fume », pour le voir ou revoir http://videos.arte.tv/fr/videos/le-blogueur–6950690.html

Où l’on retrouvera les interviews de nombreux amis de [RBH]23 – La Gazette du Chanvre, comme celle de Martin Barriuso en Espagne (Cf. le N°8 de [RBH]23), d’Olivier Asteggiano et Fabienne Lopez pour Principes Actifs, d’Anne Coppel auteure du livre « Sortir de l’impasse ».

En complément des sujets diffusés sur la chaîne franco-allemande, cet entretien de notre homologue outre-rhin et ami du Hanf Journal, Michael Knodt.

http://www.arte.tv/sites/fr/leblogueur/2012/09/30/michael-knodt-linformation-sur-le-cannabis-est-trop-peu-basee-sur-des-faits-reels/

Enfin de l’information sous un jour véridique.
Date(s) de rediffusion : Vendredi, 5 octobre 2012, 11h35.

 

Hommage à Christian Furrer

Christian Furrer nous a quitt é le 15 juillet dernier à la suite d‘une opération due à sa maladie. Responsable du site Chanvre-Info, depuis 2007 il avait permis à Encod de développer un véritable outil collaboratif grâce à son site internet multilingue. Toujours optimiste, engagé, il n‘hésitait jamais à apporter son soutien.

Sa paralysie partielle lui rendait la vie compliquée, et le tenait éloigné des réunions et manifestations, mais avec son ordinateur il correspondait régulièrement avec le monde entier. Parmi ses innombrables actions, il avait fondé le Forum Francophone du Chanvre, une plateforme d‘information et de débat pour les partisans de la réforme de la politique en matière de drogues.

Nous ressentons cruellement sa perte et penserons toujours à lui avec amitié et gratitude.