Ce journal, gratuit, bimestriel, francophone, distribué aussi bien en Suisse qu‘en Belgique et en France, va donc parler du chanvre, du cannabis sativa L., dans toutes ses formes d‘utilisation, de son intérêt industriel, textile, de ses qualités nourricières, dépolluantes, du potentiel de sa biomasse, de son usage thérapeutique, mais aussi évoquer sa réalité relaxante, largement en usage en dépit des lois en vigueur.
Depuis le militantisme enthousiaste de Jack Herer la réhabilitation du chanvre suit tranquillement son chemin, la nature nous ayant doté d‘une plante aux innombrables usages, largement exploités un peu partout dans le monde depuis des millénaires. Mais le chanvre qui palliait si bien aux besoins humains ne convenait pas aux avancées de la pétrochimie industrielle. C‘est pour faciliter l‘essor des fibres synthétiques inventées par Dupont de Nemours (le Nylon) tout en favorisant les producteurs de coton et ceux de pâte à papier que le cannabis a été interdit pour la première fois aux USA. Bien qu‘en 1941, à la faveur d‘une campagne « Hemp for Victory » pour soutenir l‘effort de guerre, les USA relégalisèrent, provisoirement, le cannabis. En France son usage textile cessa pratiquement avec l‘utilisation du coton, exporté par les USA, et plus facilement transformable. Vieille plante ancestrale, il a fallu attendre les besoins nouveaux dus aux crises pour en retrouver les vertus simples. C‘est une plante qui pousse facilement, nécessite peu d‘eau, et les procédés de transformation actuels sont nettement plus commodes. Par contre, les conventions internationales qui régissent les substances psychotropes ont fini par l‘englober dans leurs interdictions au même titre que d‘autres substances terriblement plus néfastes, tandis que d‘autres plus nocives sont licites et sans «intérêt pharmacologique ». Cette prohibition a sans aucun doute renforcé l‘usage annexe, permettant à des trafics socialement perturbateurs de s‘établir sans vergogne, et interdisant toute information sérieuse et recevable. La Gazette du Chanvre ne peut pas changer les lois existantes, mais peut-être ouvrir des pistes de réflexions et d‘actions pour l‘évolution des mentalités. Ce journal ne fera pas l‘apologie de la décroissance et n‘incitera pas au retour à un mode de vie archaïque. La Gazette du Chanvre souhaite surtout contribuer, à sa modeste place, au retour du naturel raisonnable, respectueux d‘un mode de vie soutenable, de la biodiversité, du loisir et de la détente modérée et tranquille, au soulagement correct et inoffensif des douleurs causées par diverses pathologies. Vaste entreprise que les perturbations mondiales de tous ordres encouragent finalement…
L‘équipe de [RBH]²³ – La Gazette du Chanvre souhaite que ce journal, en informant des nombreuses propriétés et de la variété d‘utilisation de cette plante réveille l‘intérêt qu‘on doit lui porter en dépit de plusieurs décennies de diabolisation fallacieuse.
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Bien que Jack Herer ait mis en évidence depuis 1985 avec la publication de son livre The Emperor Wears No Clothes les capacités biomasse du chanvre, cette propriété exceptionnelle n‘a guère été évoquée ces dernières années bien que les urgences relatives aux changements climatiques soient à l‘ordre du jour partout.
En 1999,
Début mai, la Marche Mondiale du Cannabis a rassemblé plusieurs centaines de milliers de manifestants dans le monde, dont quelques milliers dans plusieurs endroits en France. Pour la première fois une quinzaine d‘organisations nationales ont soutenu un appel commun à manifester : Act up, AFR, AIDES, ASUD, Cannabis Sans Frontières, Cercle Anonyme de Cohésion, CIRC, ENCOD, Europe écologie – Les Verts, Jeunes Écologistes, Ligue des Droits de l’Homme, Mouvement des Jeunes Socialistes, Mouvement des Libéraux de Gauche, Principes Actifs, Technoplus… Cette année également, un plus grand nombre de villes se sont mobilisées : Paris, bien sûr, mais aussi Lyon, Marseille, Toulouse, Nantes, Strasbourg, Cognac et même Aurillac. Sans oublier la Guadeloupe et la Réunion !