[RBH]24 – Quinzomadaire de géopolitique des drogues (N°1)

Avertissement :

Avec [RBH]24 – Quinzomadaire de géopolitique des drogues, l’idée principale est de faire un tour rapide, sans exhaustivité, de l’actualité géopolitique en matière de drogues. Rendez-vous toutes les deux semaines pour quelques minutes de lecture sur internet, avec un éclairage large sur une question transversale de la globalisation des échanges à l’échelle du monde.

[RBH]24 – Quinzomadaire de géopolitique des drogues (N°1)

Dans sa communication hebdomadaire, l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime, basé à Vienne en Autriche, nous informe à propos de :
- L’augmentation de la culture de la coca au Pérou
- La diminution de manière significative de la culture de la coca en Bolivie.

Un effet domino sans doute prévisible ??

Dans le même temps, un rapport rendu public par Yuri Fedotov à New York, en présence du vice-ministre des Affaires étrangères italien, Mr Staffan De Mistura, à propos des « implications transnationales du crime organisé en Amérique centrale et Caraïbes, et les principales voies du trafic de cocaïne, de femmes et d’enfants en lien avec l’industrie du sexe, du travail clandestin, des drogues et des armes ».

Toujours dans cette lettre électronique, le chef de l’UNODC Yuri Fedotov glose à propos de son adresse aux représentants des Etats membres à l’Assemblée Générale des Nations Unies, où il a déclaré à la tribune que « partout où la corruption prospère, les conditions du développement [ndlr : économique et humain] et l’Etat de droit sont menacées ou anéanties ».

Faut-il alors changer la donne pour donner du sens à cette politique globale ? Réviser le dogme de la prohibition instituée par les conventions internationales ? Quand ? Où ? Pourquoi ? Comment ?
Partout des voix s’élèvent, mais on en reparlera plus en détails prochainement.

C’est en lançant une nouvelle campagne de l’UNODC « pour les mettre hors business » contre les organisations criminelles transnationales, que Yuri Fedotov, entend mobiliser la communauté internationale… nous annonçant d’avance que son clip a déjà été vu par plus de 60 000 internautes. En comptant le nombre de fonctionnaires travaillant pour la prohibition, l’esprit chagrin n’y verra qu’un pétard mouillé de plus pour amuser la galerie avec des budgets de com…
Et pour bien fixer les enjeux sur un domaine particulier, qui fera sans doute les choux gras des reportages télés sensationnels sur ces dangers qui rongent la société, Interpol nous informe que le trafic via Internet représenterait près de 100 milliards de dollars par an.

On se rassurera avec l’Office Européen des Drogues et Toxicomanies, basé à Lisbonne, qui tente autant que faire se peut de recommander aux Etats membres de l’Union européenne d’adopter des principes généraux pour l’accès aux soins des usagers de drogues.

Et dans une autre communication d’une importance capitale pour notre avenir, l’Observatoire européen des Drogues et Toxicomanies livre sa stratégie et son plan d’action 2013-2015, en le construisant sur trois piliers fondamentaux.
a) Fournir des analyses conjoncturelles précises de la situation en matière de drogues
b) avec efficacité, tirer le meilleur des activités et des sommes investies
c) communication, avec une approche centrée sur la clientèle concernée.

A suivre… et partager comme tout le reste.

 

 

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