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Obamarijuana et les United States of Americanna

Quand on pense à la réforme des lois sur le cannabis aux Etats Unis, il est difficile d’imaginer que l’Etat de l’Alabama y soit favorable… et pourtant, c’est une élue démocrate, Patricia Todd qui vient de déposer une proposition de loi (HB 550) qui pourrait bien tout changer. Elle souhaite rendre légal pour une personne adulte âgée de 21 ans ou plus, la possession d’une once (environ 30 grammes) et la détention pour une consommation domestique de douze plants mères, d’instituer un contrôle de la production et de la distribution via des officines agréées, et de fixer une taxe sur les ventes de cannabis.

A la lecture des derniers sondages, il ne fait pas de doute que sur la question de la dépénalisation de l’usage du cannabis, Barack Obama risque d’avoir quelques soucis s’il continue d’ignorer cette réalité. Pourtant en février, le drug Czar qu’il a nommé en 2009, Gil Kerlikovske, osait dans une formulation sans ambiguïté déplorer que « [son] pays n’avait pas su bien faire en matière de politique des drogues, d’abord en faisant du cannabis une priorité de santé publique et surtout en ne disant pas ce qu’il est possible de faire et comment faire au mieux pour y arriver ». Comme le souligne cet article de Business Insider « Le cannabis a gagné la guerre aux drogues », depuis le mois de novembre et les votes pro-légalisation dans les Etats du Colorado et de Washington, des membres du Congrès ont déposé une proposition législative pour légaliser le cannabis, l’Etat de Rhodes Island a dépénalisé l’usage du cannabis (mesure entrée en effet le 1er avril) et pas moins de 6 Etats pourraient bientôt s’ajouter à la liste des dix-huit autres ayant adopté des législations réformatrices.

Obamarijuana

D’ailleurs 175 artistes et personnalités connues du grand public viennent de lui adresser une lettre ouverte pour lui demander de mettre en oeuvre cette réforme, pour en finir avec la politique du tout-carcéral et de toutes les discriminations dont sont victimes les usagers de drogues.#
La liste des signataires est ahurissante avec des noms comme Michelle Alexander, Chuck D, Richard Branson, Jim Carrey, Cameron Diaz, Will Smith, Missy Elliott, Ani Difranco, Ice T, le Wu Tang Clan, etc… Cette lettre magnifique est sobrement intitulée #endthewarondrugs #findelaguerreauxdrogues.

Signalons que fin mai, la NORML US organisera son symposium sur les évolutions législatives en cours, à Aspen dans le Colorado.
Auparavant, et beaucoup plus proche de nous, nos voisins britanniques lanceront le 18-19 mai à Bristol, leur soirée de collecte de fonds pour soutenir les initiatives de la NORML UK.

Soulignons que la situation en France n’est pas absente des préoccupations au-delà de nos frontières linguistiques avec le reste du monde, voici une petite interview réalisée il y a quelques semaines pour faire le point sur les Cannabis Social Clubs Français, et cette brève de nos cousins germanophones.

Les Cannabis Social Club Français au Journal Officiel

C’est un peu le début d’une nouvelle ère qui commence, ce 25 mars 2013, avec des Cannabis Social Clubs Français qui s’inscrivent dans le paysage, et qui voit donc leur création validée par la publication au Journal Officiel.

Ce jour, les médias vont se faire l’écho de déclarations en Préfecture, un peu partout en France, de nouvelles associations locales formées sous le titre « Cannabis Social Club Français [localité]« … Un processus qui s’ouvre au grand jour, dans l’optique de tirer un premier bilan vers le 14 juillet, un an après la première assemblée constitutive des Amis du CSCF.

Sur internet, deux spots appuient la démarche de Dominique Broc, le porte parole des CSCF, qui sera en procès à Tours le 8 avril pour « usage, provocation à l’usage et détention ["sans autorisation administrative"]« . Il est toujours possible de lui manifester votre soutien directement, en participant à cette opération originale.

Une réelle émulation se produit actuellement, et pour preuve cette excellente idée de création d’un espace de coordination des « G33KS », en espérant qu’il puisse servir à renforcer le mouvement de réforme des lois anti-drogues.

Pour se détendre de manière licite, on peut télécharger légalement les podcasts de l’émission stupéfiante sur RadioPulse.fr.

La culture du cannabis en France

Chaque jour, la question de la culture du cannabis en France prend un peu plus de place dans l’actualité, comme ces derniers jours avec les Cannabis Social Clubs Français font la Une des médias. On lit par exemple que « les Cannabis social clubs (CSC) sont des regroupements de personnes qui cultivent du cannabis et partagent leur production entre eux. Illégaux en France, les CSC existent déjà en Belgique et en Espagne ».

Nous avons une proposition à vous soumettre :

Nos cousins allemands du Hanf Journal publient un Numéro spécial sur la culture du cannabis… En Europe. D’où l’idée de faire un article de 2 pages (14 000 signes), consacré à la culture du cannabis en France.

Grâce à vos commentaires postés sous cet article, nous allons réussir ensemble, avec le plus grand nombre de contributions possibles pour aborder toutes les techniques, les références, les conseils, les avis… A révéler le portrait d’une France qui cultive son cannabis, avec raison et passion.

Merci d’avance pour vos apports, et si vous avez des documents à transmettre (Photos), contactez redaction(arobase)rbh23(point)com

Dépôt des statuts de l’association fédérative des Cannabis Social Clubs Français

Dimanche soir Itélé tentait une dernière fois de faire la Une le lendemain avec le sujet du jour : les « Cannabis Social Clubs Français ». Itélé a donc occupé son antenne ce lundi 4 mars avec l’exemple d’un « Cannabis Social Club » en Espagne où la loi est beaucoup plus permissive, « parce que la consommation dans un cadre privé est dépénalisée ».
Peut-être Manuel Valls pourrait s’en inspirer ?

Tandis que sur France Info tournaient en boucle plusieurs podcasts,

Dont celui d’Alexandre Grondeau présentant son roman Génération H sur France Info.

Au petit matin, sur France Culture Olivier Danzey lui aussi résumait bien la situation.

Plus proche du cratère, France 3 Région Centre avertissait, tandis que 20minutes tentait une sortie fracassante :

Du cannabis, ils en fument mais en prônent un usage modéré. Les membres du CSC revendiquent de pouvoir consommer et cultiver la marijuana afin d’éviter les circuits illégaux et de lutter contre le trafic. Pour cette transgression, ils risquent trente ans de réclusion criminelle et 750 000 euros d’amende comme le stipule l’article 222-35 du code pénal.

La préfecture donnera-t-elle son aval à la création de la fédération des cannabis Social Clubs? Rien n’est moins sûr. Le 21 février, le porte-parole des CSC, Dominique Broc, a été placé en garde à vue par la police à Tours. Ses cultures ont été détruites, son ordinateur saisi. Il doit comparaître le 8 avril prochain au tribunal correctionnel de Tours pour  » usage et détention illégale de cannabis ».

vidéo: Dominique Broc dénonce son procès en correctionnel et nous livre ses arguments en faveur d’une dépénalisation du cannabis (le lien vers la vidéo est cassé, mais on peut voir http://www.blog-video.tv/video-2353032617-Cannabis-Social-Clubs-Francais-.html

Prochaine étape pour le Cannabis Social Club, le 25 mars date à laquelle chaque CSC devrait se déclarer en association auprès de sa préfecture respective.

Roulement de tambour : La brève AFP arrivait donc à 18h11 et par tous les coins, comme ici sur ce site de geeks, comme en Une du Huffingtonpost coincé entre les 90 Unes mémorables du Time, un article sur les 5 idées reçues des français sur l’alcool » relevant ou révélant au passage :

Les Français estiment que l’alcool est plus dangereux que le cannabis, indiquait en février un sondage exclusif YouGov/Le HuffPost. À la question « laquelle de ces trois substances vous paraît la plus dangereuse: alcool, cannabis ou tabac? », les Français placent en tête l’alcool, pour 41% d’entre-eux. Suit ensuite le cannabis (35%) et le tabac (14%). Enfin, 10% des sondés ne se prononcent pas. Les Français semblent donc du même avis que Francis Cabrel. Le chanteur avait affirmé en octobre dernier: « le cannabis ne me paraît pas beaucoup plus nocif que le pastis »

Une tonalité comparable dans le JT de Canal Plus débutant sur le moral des français influencé par la météo, enchaînant par la question de la consommation d’alcool en France, pour finir vers 15’25 avec quelques images du dépôt des statuts de l’association fédérative des Cannabis Social Clubs Français suivies du reportage d’Itélé.

On s’étonnera que l’article du HuffPost agrémente cette brève AFP de 5 questions POUR / CONTRE, où les POUR sont à deux reprises étayés par des chercheurs sérieux, tandis que les arguments CONTRE sont biaisés (Imagine-t-on l’interdiction totale du téléphone portable responsable de conduite addictive et d’un facteur 3 pour les accidents de la route ?).

Et voilà cette fameuse brève AFP reprise par Le Figaro qui servira de base aux articles du monde entier qui vont, chacun à leur manière et parfois les commentaires, faire un éclairage de la situation de la « France cannabis ».

[Extraits de la brève de l'AFP] La fédération des Cannabis social club déclarée à la préfecture d’Indre-et-Loire

PARIS – Les statuts de la fédération des Cannabis social clubs, un mouvement prônant la dépénalisation du cannabis et l’auto-production, ont été déposés lundi à Tours, a annoncé à l’AFP un porte-parole, qui a affirmé y voir une première étape vers leur légalisation.
(…) Il s’agit selon lui d’un acte de désobéissance civile, destiné à faire reconnaître légalement leur activité.

(…)

Les statuts de la fédération prévoient une présidence collégiale, pour éviter que le seul président soit poursuivi.
(…)

Il estime à plusieurs centaines le nombre de Cannabis social clubs qui existent déjà en France. Le 25 mars, plusieurs d’entre eux devraient à leur tour se déclarer officiellement dans des préfectures.

Ces Cannabis social clubs ne visent pas à faire du business, mais à contrecarrer les trafics et les dealers, et à mieux contrôler la qualité du cannabis, afin de protéger la santé des usagers, affirme Farid Ghehioueche, autre fondateur des Cannabis social Clubs, créateur de l’association Cannabis sans frontières et ancien candidat aux législatives dans l’Essonne sous l’étiquette Cannabis santé liberté justice.

(AFP / 04 mars 2013 18h11)

Egalité pour la légalité

« Il n’y a pas de sous citoyen, tout le monde doit avoir les mêmes droits » a déclaré Valérie Trierweiler, la compagne* du président François Hollande, à l’issue de la manifestation de soutien au projet de loi instaurant le mariage pour les couples homosexuels.

C’est ce que les usagers de drogues répètent souvent pour dénoncer les conséquences de la loi française en vigueur depuis plus de quarante ans.

Parce que la prohibition engendre des discriminations flagrantes, et que la politique de répression peut sembler à bien des égards raciste.

D’abord Anti jeunes, tout autant qu’anti pauvres, la lutte anti-drogues est aussi anticonstitutionnelle, parce qu’elle porte atteinte à l’article 4 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen, socle de constitutionnalité de la République française.

Nul ne peut ignorer la loi, pas même le législateur pourrait-on ironiser. Parce que tous les pouvoirs politiques successifs ont rafistolés le texte inique de la loi du 31 décembre 1970 qui a conduit à la catastrophe carcérale et sanitaire d’aujourd’hui.

N’est-il pas temps de véritablement définir ce qu’est un stupéfiant ? N’est-il pas temps d’adapter « à la française ou à l’européenne » la classification internationale des stupéfiants ?

Allo, Valérie, Madame la cheffe de la République*, alors c’est quand l’égalité pour la légalité ?

* : vocable proposé pour celle qui refuse « la première Dame de France »

Quand le débat s’ouvre au Congrès US

Sans doute était-ce une pièce à ne pas mettre sous les yeux d’un francophone tendance cannabinanglophile. Sans doute était-il trop difficile pour l’envoyer spécial de l’AFP aux USA ou tout autre journaliste français en charge de suivre les débats, les votes et les décisions au Congrès US de nous faire part de cette tranche de bon sens et d’intelligence ? Cette vidéo est une pièce historique…

C’est d’ailleurs l’un des arguments employés par l’un des représentant saluant l’importance de la discussion soulevée par l’amendement proposé par le congressman Dana Rohrabacher, qui visait à supprimer d’un trait les moyens consacrés par l’Etat fédéral à la répression dans les Etats ayant adoptés des législations garantissant un accès au cannabis médical pour des centaines de milliers de patients. Plus concrètement, il s’agit d’interdire à la DEA d’intervenir dans les 16 Etats où le cannabis thérapeutique est devenu légal par la force des votes favorables lors de référendum d’initiative populaire. Selon l’association Americans for Safe Access, depuis octobre 2009, il y a eu plus de 170 raids policiers de la DEA dans 9 Etats différents. Mais comme le suggèrait un autre congressman avertit, Jerold Nadler, il serait nécessaire de prévoir l’extension d’une telle mesure pour le cas où d’autres Etats, comme le Connecticut s’engageait sur la voie de la régulation… ce que la plupart des intervenants envisagent positivement.

On se prend à rêver sur la possibilité de voir en France au Palais Bourbon un tel débat, et on se demande quel intérêt manifesterait les journalistes français ? Aurait-on le droit à de si belles déclarations de la part de nos parlementaires ?

On aurait aimé que la presse française relate la démonstration orale de Maurice Hinchey, co-rédacteur de l’amendement, répondant à son collègue Wolf qui venait de déclarer « que se passe-t-il dans la tête d’un adolescent qui nous regarderait à la télévision débattre de la sorte pour adopter une disposition qui légaliserait une drogue qui fait des ravages ? Avec cet amendement les cartels mexicains vont se frotter les mains » assénait-il…

Quel étonnement de constater que la plupart des représentants au Congrès lui ont répondu sèchement, le laissant un peu au dépourvu lorsqu’à la fin de la discussion on lui redonnait la parole pour tenter de répondre aux arguments de ses collègues appelant à soutenir et voter en faveur de cet amendement.

Malheureusement, le vote de cet amendement semble avoir été suspendu dans le temps… Toujours est-il et c’est un des arguments défendus par l’un des Congressman, le président Obama a déclaré pour clarifier la situation, qu’il y avait « d’autres chats à fouetter ».
Et comme une bonne nouvelle en chasse une autre, le Harbor Side Health Center vient de remporter une victoire historique face à la DEA.

Tir Groupé sur les « Cannabis Social Clubs Français »

C’est l’histoire d’une brève AFP qui fait boule de neige, et qui fera date pour les quidams qui n’auraient pas compris que le monde a changé, et pas seulement d’année : l’autre monde, l’ancien, le vieux totalement dépassé, ce monde de prohibition féroce avec la morale bien pensante mais peu efficace en bandoulière, ce monde s’est écroulé en 2012… Mais comme l’analyse Joep Oomen de l’ENCOD, il y a bien quelques questions cruciales qui restent en suspens dans ces mondes naissants. Une inquiétude concrètement partagée par Jean Pierre Galland qui nous indiquait sur le site Mauvaise Herbe en primeur de sa publication dans le prochain numéro d’ASUD Journal, « Pourquoi le moment est venu de légaliser le cannabis… Demain, il sera trop tard ».

Cette brève « les-cultivateurs-des-cannabis-social-clubs-vont-reclamer-leur-legalisation » aura eu un effet retentissant dont on retrouve trace ici, dans 20 Minutes, sur BFMTV, ou sur France24, sur la vitrine de Bolloré DirectMatin, dans la PQR comme L’Union-L’ardennais , Le Journal du Centre ou La Montagne, ou le Républicain Lorrain,  dans la presse nationale comme Libération, ou les hebdos comme Le Point relayé par la plateforme Yahoo.fr, L’Express ou le Nouvel Obs.

Loin du vulgaire copié-collé, moins importante aura été la déferlante avec cette analyse plus fine du phénomène qui secoue la planète : L’article de Stanislas Kraland pour le HuffingtonPost ouvrait davantage la perspective en comparant l’émergence de Cannabis Clubs outre-atlantique à celle des Cannabis Social Clubs sur le continent européen. On déplorera seulement que nulle part soit mentionné l’action engagée par l’ENCOD, ni même l’évocation de Pannagh en Espagne ou de Trekt uw Plant en Belgique.

Chacun y va aussi de son analyse sur AgoraVox, ou de sa pétition coup de tête sans effet réel, ou sur un blog personnel pour faire d’intenses confidences en guise de carte de voeux.

Une régalade de plus, que nous recommandons fortement pour sa finesse et sa pertinence, ce billet d’un auteur imaginaire (ou pas) Zakaria Boualem qui signe dans Tel Quel un véritable brûlot pour qui sait lire et lire entre les lignes de flottaison.

Il y a bien une marée montante qui dépasse le stade de la présentation habituelle sous un jour défavorable du cannabis et de ceux qui en prennent la défense, comme le démontre cet article de Sophie Caillat de RUE89 qui mesurait bien le quotient de cette vague… On veut, à différents niveaux, dans les médias, les cercles familiaux, les réseaux associatifs, les milieux économiques, la classe politique, chez Mr Tout-le-Monde, partout maintenant, on veut briser le tabou.

Rien n’est acquis pourtant, il faut raison garder face à la monstruosité de la tâche à accomplir avant que l’on puisse vraiment dire que la régulation du système, basée sur une approche pragmatique et innovante, est en oeuvre. Même si le sens que l’Union européenne veut donner à sa nouvelle stratégie plus d’humanité, en mettant en avant la prévention des risques et la réduction des dommages… Il n’est pas encore venu le temps où des responsables politiques s’engageront sur la voie en clamant ouvertement qu’il vaut « mieux vaut prévenir, que punir ».

Mais c’est le voeu que nous formulons pour cette nouvelle année civile, que partout l’on entende et dise : « mieux vaut prévenir, que punir », « mieux vaut prévenir, que punir », « mieux vaut prévenir, que punir »…

 

De l’intoxication mentale et de l’intoxication alimentaire

Il y a quelques jours, les médias français ont relayés la plainte déposée contre le fabriquant d’une farine ayant provoqué des troubles de santé à une consommatrice très à cheval sur son régime alimentaire. En fait, dix-huit cas d’intoxication ont été recensés en Provence et sept en Rhône-Alpes, depuis l’alerte lancée le 12 octobre dernier (Cf détails ci dessous).

La contamination de la farine de Sarrasin (blé noir) avec des fleurs de la Datura en est la cause. Cette herbe est aussi communément appelée « l’herbe des fous ».

Les symptômes décrits sont ceux d’une intoxication par l’atropine (sécheresse buccale, pupilles dilatées, troubles de la vue, tachycardie, agitation confusion, désorientation spatiotemporelle, hallucinations, paroles incohérentes).

Rappelons grâce à Wikipédia, que la Noix de Muscade peut avoir aussi des conséquences graves pour la santé :

Nausées possibles durant la première heure, pouvant entraîner vomissements et diarrhée dans certains cas. De violents effets secondaires qui durent plus de 24 heures font leur apparition : xérostomie (assèchement buccal), rougissement, mydriase (dilatation de pupilles), angoisse, tachycardie. La mort peut survenir à certaines doses[réf. souhaitée].

Les effets psychotropes se caractérisent par une intoxication du système nerveux central. Sédation intensive accompagnée par une altération de la parole et du fonctionnement psychomoteur. Souvent considérées comme incontrôlables et désagréables d’après les usagers, dans la mesure où elles entraînent un basculement frénétique d’états psychédéliques et sensoriels. Généralement accompagné par un sommeil long et profond, similaire à un état comateux (jusqu’à 16 heures). Amnésie, état léthargique, constipation ou rétention d’eau possible au réveil.

C’est une drogue très impopulaire et déconseillée car terrible à ingérer, supporter et éliminer.

Bien plus dangereuse que l’intoxication cannabique très bien connue depuis les travaux de Joseph Moreau de Tours et son Club des Haschischins, une intoxication à la Datura ou avec la Noix de Muscade pourrait conduire à la mort.

Et de l’intoxication alimentaire à l’intoxication mentale, il n’y a qu’un pas. Parce qu’il faut répondre aux détracteurs du cannabis comme BIDULE contestant la « belle unanimité » des 128 commentaires accompagnant l’article publié par Sophie Caillat sur le site Rue89.

Intoxications alimentaires liées à la consommation de farine de sarrasin

12/10/2012

Dix huit cas d’intoxication alimentaire sont survenus dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur entre le 21 septembre et le 10 octobre 2012.

Une enquête a été entreprise par l’Agence régionale de Santé (ARS), et par les services de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) afin d’identifier le ou les produits à l’origine de l’intoxication.

Quelle est la cause ?

Ces investigations ont conduit à mettre en cause de la farine de sarrasin bio potentiellement contaminée par du datura, une plante sauvage connue pour sa forte teneur en alcaloïdes toxiques pour l’homme (atropine et scopolamine), qui se développe parfois aux abords des champs et peut contaminer les cultures lors des moissons.

Les boulangeries, magasins ou crêperies qui ont utilisé ou vendu cette farine de sarrasin ou les produits élaborés à partir de celle-ci (pains, crêpes, galettes…) ont été informés de cette contamination et ont cessé la commercialisation de ces produits. Des affichettes informent les consommateurs sur les lieux de vente du retrait et des mises en garde concernant ces produits.

Les symptômes

Les symptômes décrits sont ceux d’une intoxication par l’atropine (sécheresse buccale, pupilles dilatées, troubles de la vue, tachycardie, agitation confusion, désorientation spatiotemporelle, hallucinations, paroles incohérentes).

Les personnes qui auraient consommé les produits mentionnés ci-dessus et qui présenteraient ce type de symptômes sont invitées à appeler le 15 ou de consulter rapidement leur médecin traitant en signalant le fait ainsi que le lieu et la date d’achat des aliments.

Les recommandations

Si vous possédez un produit bio à base de farine de sarrasin, il est conseillé de contacter le lieu d’achat afin de savoir si le produit est concerné par cette mise en garde ou non.

En savoir plus sur le datura :

Qu’est-ce que le datura ?

12/10/2012

Le datura est une plante toxique, dont la consommation peut entraîner des troubles hépatiques, nerveux et sanguins.

Les Cannabis Social Clubs se développent en France

Comme le démontre la liste des liens ci-dessous, cette première semaine de la trêve des confiseurs a été richement alimentée par le sujet du développement des Cannabis Social Clubs en France.

Tout d’abord, le jour de Noël, avec le cadeau de Camille Legrand dans le journal Le Monde :

- http://www.lemonde.fr/societe/reactions/2012/12/25/les-cooperatives-de-cannabis-sans-but-lucratif-aspirent-a-la-legalite_1810153_3224.html

Puis le 26 décembre, le 1945 de M6 consacrait 1 minutes 37 secondes, et sur le site Rue89, Sophie Caillat détaillait la démarche :

- http://www.m6replay.fr/le-1945#/le-1945/11266198-s01e361-cannabis-des-cultures-polemiques

- http://www.rue89.com/2012/12/27/les-cannabis-social-clubs-ne-veulent-plus-produire-cache-238115

Enfin, le jeudi 27 décembre, c’était au tour de TF1 de bétonner le sujet avec cette belle balise url :

- http://videos.tf1.fr/jt-20h/le-cannabis-social-club-une-demarche-politique-et-pacifique-7743740.html

Reste à savoir comment les pouvoirs publics réagiront dans les semaines qui viennent, mais plus que jamais, l’union des amateurs et des amatrices du cannabis en tout genre est en marche pour obtenir le changement de la loi afin de garantir leurs droits, et des aménagements politiques pour mieux prévenir les risques et réduire les dommages liés à la consommation de drogues.

Parce qu’il est temps qu’une autre politique de régulation voit le jour, au Portugal pays souvent montrer en exemple pour les résultats de la politique conduite depuis 2001, les parlementaires du Bloc de Gauche viennent de finaliser leur proposition de loi pour encadrer l’offre et la demande de cannabis, en légiférant sur la base des Cannabis Social Clubs. De l’autre côté de l’atlantique, en Uruguay, le Président Mujica ardent défenseur d’une sortie de la prohibition pour lutter contre les organisations criminelles ne veut pas imposer « la dictature du cannabisssariat ».
Au Canada, avec le projet de loi présenté dimanche 16 décembre 2012, le gouvernement conservateur canadien souhaite cesser la production publique de cannabis au 1er avril 2014. Cette activité serait donc déléguée à des entreprises  privées. Joyce Murray, la députée libérale de Vancouver au parlement d’Ottawa, estime que ce projet est une « demi-mesure » et que seule la légalisation complète permettrait de trouver une solution aux problèmes actuels.

 

Une bombe va exploser à Matignon

A propos de la légalisation du cannabis en particulier, et de la question d’une autre politique en matière de drogues, plus efficace et plus juste, la France semble toujours en mode statu quo.

Mais une bombe risque d’exploser à Matignon.

Tout d’abord, grâce à un effet miroir intéressant au sein de l’Union européenne entre une coalition gouvernementale britannique plutôt de centre-droit-libérale, et la coalition de la gauche rose-verte-radsoc en France, qui produisent la même politique de l’autruche en matière de drogues.

Comme le relate le Guardian, avec ce clash entre le Premier ministre anglais David Cameron estimant qu’une commission royale sur la politique des drogues ne soit pas utile, et le vice-premier ministre Nick Clegg souhaitant comme Vincent Peillon en France, ouvrir le débat dans son pays.
C’est un rapport de la commission d’expertise mandatée par la Chambre des Communes, attendu depuis quelques semaines, qui a mis le feu aux poudres en proposant qu’une Commission Royale étudie les options avancées par la Commission Mondiale pour la Politique des Drogues, c’est à dire d’autres formes de régulation du « phénomène drogue » basées sur des preuves scientifiques.

Dans un entretien à la BBC, Nick Clegg explique : « Je suis contre les drogues ; c’est pour cette raison que je suis pour une réforme ». Clegg reconnait que « La Grande-Bretagne est en train de perdre la guerre aux drogues à une échelle industrielle. Cela fait 40 ans que nous menons cette bataille, et je ne pense pas exagérer de dire que cela n’a pas été un succès » appuyant son analyse avec les chiffres récents de la consommation de drogues chez les jeunes britanniques, où près d’un jeune sur cinq entre 11 et 15 ans admet avoir déjà consommé des substances illicites.
Comme en France, ces statistiques sont alarmantes. Elles révélent l’échec total de la politique pour réduire l’offre et la demande de cannabis et d’autres stupéfiants, et selon Nick Clegg, « il est primordial de prendre son courage à deux mains et de s’exprimer sur ce sujet » donnant ainsi sa contribution à la campagne internationale « Breaking the Taboo – Brisons le tabou » lancée à Londres le 6 décembre et à New york le 7 décembre.

Or à [RBH]23 – La Gazette du Chanvre, on regrette encore le pétard mouillé du ministre de l’Education Peillon qui estimait la semaine dernière, qu’il faudrait plus de consensus pour que le débat avance, déplorant au passage que « ce sujet demeure tabou ». Etait-ce une manière de contribuer à la campagne internationale « Breaking the taboo – Brisons le tabou » ?

Face à un fléau d’envergure internationale, Nick Clegg estime que la Grande-Bretagne doit ouvrir le débat, et c’est une des promesses contenue dans le texte du Manifeste que son parti vient d’adopter en vue des élections en 2015.

Nul doute que les résultats récents des élections aux Etats Unis, dans les Etats de Washington et du Colorado, tout comme les avancées de la campagne « Breaking the taboo » propulseront bientôt la perfide albion sur le devant de la scène internationale pour la réforme de la politique internationale de contrôle des stupéfiants. Elle rejoindrait de nombreux pays d’Amérique Latine, come le Guatemala, la Colombie, le Mexique ou l’Uruguay où les chefs d’etats en exercice se sont publiquement déclarés pour en finir avec une politique aux résultats catastrophiques au plus grand bénéfice des organisations criminelles.

Enfin, une bombe risque d’exploser à Matignon surtout grâce à la contribution de Renaud Colson, « Légaliser les drogues ? », La Vie des idées, 14 décembre 2012. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/Legaliser-les-drogues.html

C’est un joli paquet cadeau au gouvernement et à l’opinion publique en France. Un chouette mémento qui replace sérieusement dans le contexte actuel, les impasses causées par l’application d’une loi de 42 ans, dite de « santé publique », qui cause plus de problèmes de santé et de sécurité publiques que les substances qu’elle prohibe.

De quoi passer la trêve hivernale au chaud, et d’envisager plus sereinement l’année 2013 grâce à cette formidable publication de Renaud Colson « Légaliser les drogues ? ».

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