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Le plus dur au début, c‘est peut-être de se lancer…

Avec cette publication, nous souhaitons répondre à la question qui revient en permanence à mesure que s‘accroit le phénomène des cultures en intérieur :

quels sont les secrets de ces jardiniers en herbe ?

la variété des produits offerts par les magasins pour la culture intérieure est souvent déconcertante pour les débutants, et combinée avec les conseils mal avisés d‘un vendeur peut-être pas très expérimenté, cela peut finir en désastre.

Voici dans les grandes lignes des conseils pour lancer un tel projet. De la première graine à la meilleure façon de sécher une première récolte. Bien entendu, cet article ne remplacera pas la lecture de plusieurs ouvrages traitant sérieusement du sujet, notre but étant d‘offrir les rudiments dans un mémento général. Au fur et à mesure que le jardin prendra forme, étape par étape, se développe une meilleure connaissance des plantes.

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A propos du rapport Vaillant

Tous les anti-prohibitionnistes attendaient le fameux rapport Vaillant.

Sa parution a surtout provoqué une très bonne campagne de communication gouvernementale, destinée à l‘ensevelir sous de lourds gravats.

Pourtant ce rapport parlementaire Pour mieux lutter contre le cannabis : sortir de l‘hypocrisie n‘a rien d‘un brûlot révolutionnaire.

Avec un bon sens très mesuré, il se contente de remarquer que c‘est après la promulgation de la loi de 1970 que s‘est développée la consommation. Que d‘après les études de l‘OFDT, chez les jeunes de 17 ans, plus le milieu d‘origine est favorisé, plus la consommation tend à augmenter1. Que les artisans, commerçants, chefs d‘entreprises et ouvriers sont les catégories les plus «clientes», les cadres étant dans la moyenne pour le cannabis. Mais les chômeurs ont une consommation plus élevée que les actifs2 Lire la suite

Réveillons-nous !

Dans une allocution de 2007, le professeur Costentin, Neuropsychopharmacologue écouté de nos parlementaires avec une ferveur suspecte dès qu’il s’agit de drogues et dont il faudra m’expliquer patiemment la différence avec un charlatan, lançait les hostilités par ces phrases : «Fini le petit joint de 1968 qui faisait planer. Les manipulations génétiques et les modes de culture ont multiplié par 10 la concentration en THC…»

Vous noterez que le professeur Costentin n’invente même pas ses plus mauvaises répliques. Mais je vous parlerai une autre fois de ce fleuron de la médecine hexagonale et du mal qu’il fait à ce pays, concentrons-nous pour l’heure sur son très mauvais argument introductif. Parce qu’on l’entend souvent, qu’on le lit et relit, qu’il est emblématique de la mauvaise foi des discours anti-cannabis et caractéristique du mépris de l’intelligence qui ravage notre belle nation. Que lit-on dans les viscères de ce classique de la propagande prohibitionniste ?

D’abord, c’est un aveu : le joint, en 1968, ce n’était pas dangereux. Or, que disaient les Costentin et Valls de l’époque ? Que c’était un fléau épouvantable et que, pour la sauvegarde de notre pays et de sa belle jeunesse, il fallait interdire cette herbe diabolique. Mais voilà-t-y pas que ces petits sales qui fumaient joint sur joint au début des années 70 ne sont pas devenus en masse accros ou fous, n’ont pas été une génération sinistrée de criminels tombés dans l’héroïne incapables de faire le moindre effort, bref, qu’en dépit d’une consommation continuellement en hausse de cannabis, la société française ne s’est pas écroulée quarante ans plus tard alors que c’était censé être affaire de mois si on ne faisait rien. Lire la suite

Conclusions provisoires

La prohibition est-elle déjà derrière nous ? Que ce soit le Parlement en Jamaïque, au Royaume Uni, au Maroc ou au Mexique, en Israël comme en Suisse et dans de nombreux autres pays, les lignes bougent. La sacro-sainte prohibition finit par poser problème, et on cherche à l‘enterrer discrètement. Pourtant en France, il reste des milliers d‘usagers et d‘usagers-partageurs incarcérés, des centaines de milliers d‘arrestations et de gardes à vue liées au cannabis, des suicides en prison, des vies brisées par cette situation, sans que ça bouge…

Comment le débat politique va-t-il évoluer d‘ici les élections présidentielles et législatives de 2012 ?

La pression populaire et médiatique sera-t-elle assez forte pour imposer le sujet ?

Il se dit que des candidatures indépendantes et pro-légalisation se prépareraient en dehors des partis traditionnels, tel que l‘avait fait le collectif Cannabis Sans Frontières aux européennes de 2009, le peuple en aurait-il assez de la politique répressive au point de chambouler le paysage électoral français, comme on pourrait l‘espérer à voir la multiplicité des articles et commentaires favorables à la légalisation sur le web ? Il faudrait pour cela un mouvement citoyen qui mobilisât prioritairement pour l‘inscription sur les listes électorales avant le 31 décembre 2012… Alors réveillons-nous !

Par Farid

Censures de presse

Sur le sujet des drogues, ne pas tenir le discours des pouvoirs publics expose à la répression. Des journaux en ont fait les frais. Florilège.

Lancé en octobre 1981, Viper est un magazine de bande dessinée aux senteurs underground, un Dope comix à la française auquel collaborent, de façon bénévole, nombre d’auteurs de Métal hurlant et l’Écho des savanes : Vuillemin, Margerin, Ouin, Max, Jano, Tramber, Schlingo… Son thème : la défonce sous toutes ses formes. Les BD déconnent, les articles sont informatifs : actualités, reportages, interviews (Mœbius, Jodorowsky, Olievenstein). On y est procannabis (« Tous aux champs pour la dépénalisation ! ») et contre les drogues dures (« Décrocher ? Une nécessité. »).

Le 13 janvier 1984, Gérard Santi, qui publie et dirige Viper (les éditions Sinsemilla), est condamné à un an de prison avec sursis et 5 000 F d’amende pour présentation de stupéfiants sous un jour favorable (l’ancien article L. 630 du Code pénal, renommé aujourd’hui L. 3421-4). Jugement confirmé en appel. La revue fume un onzième numéro et s‘éteint.

Canicule n’est pas un journal sur la dope, mais un fanzine satirique, lancé en 1991, plein de dessins de Charb (aujourd‘hui à la tête de Charlie hebdo), Éric Martin, Faujour et Tignous, garantis sans bon goût : Jack Lang y chie des capotes et Stéf‘ de Monac‘ présente son dernier fœtus. Dans le n° 8, Canicule publie un dossier sur les drogues : interviews de Jean-Pierre Galland et Marc Valleur (médecin à Marmotan), BD et témoignage de Pierre Ouin (« les politiques sont des assassins »)… Chargée de signaler au ministre de l‘Intérieur les publications dangereuses pour la jeunesse (loi du 16 juillet 1949), la Commission de surveillance grimace : « Ce numéro comporte un encart sur la drogue, monté intelligemment et très bien documenté, mais qui indique notamment la façon de se « shooter propre ». Cet article met en conséquence le lecteur mal à l’aise pour son ambiguïté. » Pasqua interdit Canicule aux mineurs le 16 mai 1993, arguant qu‘il fait une « présentation de la toxicomanie sous un jour favorable ». Or c’est précisément à un public de jeunes que s’adresse ce fanzine subversif qui compte de nombreux lycéens parmi ses vendeurs. Canicule sort encore deux numéros, tout en demandant la levée de l‘arrêté qui le frappe. Parmi ses arguments : les nouveaux numéros, tout comme les anciens d’ailleurs, ne parlent pas de drogue, pourquoi devraient-ils être sanctionnés pour ce motif ? Le ministre se torche avec leur pétition.

Le double zéro est un shit marocain avec 20 % de THC. Double zéro, le journal, est l’organe du CIRC, le Collectif d’information et de recherche cannabique de Jean-Pierre Galland. Pas de BD, pas de pages de distraction : uniquement de l’info et des appels militants. Le 28 novembre 1994, 4 900 exemplaires du n° 4 sont saisis dans les locaux parisiens de l’association. Pas condamnés — dans le procès qui suivra les autorités préféreront attaquer le CIRC pour son serveur minitel —, mais jamais rendus.

Lancé en juillet 1995 et vendu en kiosque, l’Éléphant rose est un magazine essentiellement récréatif (avec des pages shopping et mode !), dirigé par Gérard Jubert, ancien rédac‘ chef de Penthouse, et Jean-Christophe Florentin, alors collaborateur régulier de l’Écho des savanes. Son thème est le cannabis, mais il n’a pas l’aspect d’une publication militante. À le feuilleter, on pourrait croire que les produits cannabiques sont non seulement entrés dans les mœurs, mais aussi dans la légalité (même si, à y voir de plus près, la recette du space cake prétend n’utiliser que des feuilles de menthe et l’annonce en couverture d’une galette de Marijuana à gagner concerne un simple disque de musique). Sa légèreté, plus que tout, doit énerver les pouvoirs publics. Gérard Jubert est poursuivi. Il ne lui est pas reproché un article particulier, mais la ligne éditoriale des trois premiers numéros. En appel, le 3 mars 1997, il est condamné à dix mois de prison avec sursis et 300 000 F d’amende. L‘Éléphant en meurt, évidemment.

Peu après, un autre magazine de Florentin, au contenu très différent, GBGC, connaît un meilleur sort. L‘éditeur a envoyé son premier numéro à la Commission paritaire des publications et agences de presse dans l‘espoir de se voir appliquer une TVA allégée. Cet organisme a toujours pratiqué une censure fiscale en refusant systématiquement d‘homologuer les revues érotiques ou parlant de cannabis, mais il n‘est pas dans ses attributions de nuire activement aux éditeurs. C‘est pourtant ce qui se produit pour GBGC : tel un auxiliaire de police, la Commission paritaire transmet la revue qui lui demandait une aide à la Commission de surveillance, laquelle souhaite des poursuites judiciaires en raison de photos de « jeunes femmes à demi dévêtues consommant de la drogue ». Florentin est entendu lors de l‘enquête préliminaire, le 11 février 1999, mais le parquet juge inopportun d‘aller plus loin, craignant de faire bénéficier l‘éditeur d‘« une publicité de mauvais aloi ».

La Commission de surveillance échoue également à faire poursuivre Entrevue dont le n° 75 contient « un mode d’emploi de la culture de drogues où il est expliqué que cultiver du cannabis est plus rentable que d’en acheter » (procès verbal de la réunion du 13 juin 2002). En revanche, dans le même temps, elle obtient des poursuites contre le n° 15 de Must be mad, parce qu‘il « comporte un reportage sur la récolte du « Charas » (considéré comme « le must du chichon ») dans l’Himachal Pradesh et sa recette de fabrication, incitant à la consommation de haschich ». Mais celles-ci, pour raison de procédure, se soldent par une relaxe deux ans plus tard, le 2 novembre 2004.

 

Image: Montage: [RBH]²³ © 2011

Bernard Joubert - auteur du Dictionnaire des livres et journaux interdits

Petite escale touristique en Bourgogne

Iil y a ceux d‘Amsterdam et de Berlin mais il n‘existe pas en France de musées aussi spécialisés concernant le cannabis sativa L.

Par contre la province française aime à se souvenir de son ancienne vie locale et dans la mouvance des Arts et Traditions Populaires, à deux endroits, dans la Sarthe, près de Mamers et en Saône et Loire, à Bligny-sur-Ouche, sont exposées des collections permettant d‘entrevoir l‘importance du rôle du chanvre dans la vie paysanne. Au XIXème siècle la France cultivait presque 200.000 ha de chanvre… En fait, comme pour le musée italien, dans la région de Bologne, ces petits îlots de témoignages passéistes sont principalement centrés sur l‘usage textile. Dans la Sarthe, il y a aussi une sorte de circuit permettant d‘admirer une série de fours soigneusement restaurés, destinés à l‘opération de séchage nécessaire à l‘obtention de la fibre travaillable, la filasse. La chènevotte, résidu inexploitable, servait de paille ou de copeaux pour le feu. Cette première préparation, y compris la fabrication du fil occupait les familles paysannes alentours. Une sorte de quenouille à fuseau permettait de travailler la filasse tout en «allant en champs» les vaches ou les chèvres.

A Bligny, ce sont principalement les outils qui sont exposés. Une guide explique consciencieusement leur usage : de la culture à la transformation en tissu, travaillé ensuite pour donner, draps, chemises, bures de religieux, habits de texture plus fine, selon la qualité du fil, etc… Toutes les utilisations étaient possibles avec ce textile inusable ou presque, dont l‘utilisation quotidienne adoucissait simplement la sorte de rugosité première.

Différents types de cordages étaient également produits à Bligny, dont le chanvre a été jusqu‘au début du XXème siècle l‘activité principale. Le bourg a compté jusqu‘à 80 tisserands, ce qui en faisait un réel centre de confection textile régionale. Des bottes de tiges séchées, certaines avec floraisons, s‘appuient contre les murs alternant avec de délicieuses guirlandes en feuilles de chanvre artificielles, Made in China. Mais la fleur et son usage possible n‘est absolument pas évoquée. Les questions perverses sont ignorées, ne se rapportant pas au sujet, comme disait Eva Joly dans une réunion dédiée aux salles de consommation encadrée.

En revanche, des feuillets affichés parlent de recettes diverses à partir de la graine, chennevis, qui ne servait pas qu‘aux petits oiseaux. Cuite grossièrement, la bouillie obtenue tentait les poissons de la rivière, enrichie de légumes divers elle nourrissait les hommes, mais la cuisson devait alors être plus surveillée pour ne pas trop durcir la graine.

Différentes sauces à l‘huile de chanvre sont aussi expliquées. On retrouve toutes ces préparations sur l‘excellent site rueduchanvre.com

Avec en prime une petite merveille excessivement tentatrice, la salade d‘épinards aux fraises. Il s‘agit de mélanger vigoureusement de la mayonnaise, du yaourt et du jus d‘orange, que l‘on verse sur des épinards et des fraises délicatement mêlés, et il ne reste plus qu‘à agrémenter d‘une poignée de graines de chanvre. Ce petit musée de Bligny est complété par une parcelle de culture, très officielle, puisque s‘épanouissant quasiment devant la gendarmerie. La gardienne/guide n‘en dit pas grand chose, et se contente d‘affirmer que les plants à maturité sont expédiés ailleurs.

Les murs épais des vestiges du château féodal qui l‘abrite procurent une agréable fraîcheur pendant les chaleurs estivales.

 

Quelques liens :

hanfmuseum.de

hashmuseum.com

douix.com/m3/bligny

Pour plus de renseignements, vous pouvez vous procurer le livre «Le chanvre autrefois en Bresse plante providence» en vente à la Boutique de la Maison de Pays en Bresse.

maisondepaysenbresse.com/chanvre.php

Variétés des cannabis thérapeutiques

Découvrons la variété des cannabis thérapeutiques avec leurs bienfaits évalués par des personnes atteintes de maladies graves. Circulant sur internet, voici une liste non exhaustive des variétés et de leurs effets thérapeutiques reconnus par la médecine.

Aurora Indica

Origine : Afghan et Northern Lights.

Disponibilité : Nirvana.com

Floraison : 60-65 jours

Récolte : moyenne

Prescrit pour : Nausée, douleurs articulaires, arthrite et insomnie.

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Faut-il légaliser le cannabis ?

Panorama des prises de positions d‘un bord à l‘autre de l‘échiquier politique français.

Il y a l‘extrême droite

pure et dure qui agite des chiffons rouges tel le rétablissement de la peine de mort pour les trafiquants de drogues et l‘enfermement des consommateurs. Pour qui n‘aurait pas bien compris, précisons que cette proposition frontiste mettrait la France au même niveau que la Chine ou l‘Iran… Pas sûr que cela permette de redorer le blason français.

Sur ce bord politique

mais d‘un avis opposé, on trouve des représentants d‘une droite libérale et/ou populaire qui oscille entre néofascisme et valeurs sociales-démocrates tels Alain Madelin qui souhaite «la distribution réglementée de l’ensemble des drogues» ou Jean-Christophe Lagarde : «Pénaliser la consommation de drogues, cela crée le trafic et cela n’empêche personne de se droguer». On s‘étonnera que les positions politiques sur la prohibition de ces deux francs-tireurs soient aussi tranchées, peut-être parce qu‘ils ne sont pas les mieux servis par l‘état sarkozyste.

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Que pense le « peuple », finalement ? Laissons-le s‘exprimer…

Par exemple en suivant ce fil de commentaires (partiel et partial) répondant à la publication du texte signé par Claude Guéant « Dépénalisation du cannabis, un débat biaisé », édité par le journal Le Monde daté du 16 juin 2011, et la veille sur le site Lemonde.fr à 13h51, en réaction à la sortie du rapport Vaillant.

« A écouter certains depuis quelques semaines, la guerre contre la drogue serait un échec, et face à ce fléau, il ne resterait plus qu‘une solution, la dépénalisation, en commençant par le cannabis… ». Claude Guéant, ministre de l‘intérieur, de l‘outre-mer, des collectivités territoriales et de l‘immigration.

Par exemple, C Sativa lui répond « Accuser de naïf son adversaire est toujours un subterfuge dialectique. Mentir en est un autre. Raisonnez mieux M le Ministre. »

Ingénieusement Ben fait la démonstration : «Il reproche des postulats erronés mais ne s‘en prive pas. 1) Accès + facile = + de consommateurs => France + gros consommateurs d‘Europe et la consommation aux Pays-Bas n‘a pas explosé (1 exemple parmi d‘autres). 2) L‘accès aujourd‘hui y est déjà très facile (mais pas toujours sans risques / flics ou rackets), sinon il n‘y aurait pas autant de consommateurs. 3) Il occulte également tout le volet médical également reconnu par la communauté scientifique. 4) On parle de légalisation contrôlée.» Lire la suite

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