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Les Amériques en route vers la légalisation

Même si la plupart des pays de l’Amérique latine sont à la pointe de la guerre contre les narcotrafiquants, ils sont aussi les fers-de-lance de stratégies alternatives, y compris par la légalisation des drogues, en particulier du cannabis.

Le président guatémaltèque Otto Pérez Molina n’est pas connu pour être laxiste face aux organisations criminelles. Pour preuve, ses trente années d’expérience militaire l’ont amené au pouvoir l’an dernier, à la tête d’une plateforme sécuritaire dont le slogan de campagne électorale résume le programme : «une main de fer, une tête et un cœur». Conforme à ses engagements, il a décidé la création de deux bases militaires et y a posté 2500 soldats, afin de contrecarrer l’impact des cartels au Guatemala. En février 2012, Pérez Molina fait converger ses efforts avec ceux de ses voisins membres du Sistema de la Integracion Centroamericana – SICA (Belize, Costa Rica, Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua et Panama) contre le développement de la criminalité transnationale. En appelant ouvertement à des réformes drastiques pour changer de stratégie par la dépénalisation et la légalisation des drogues. Plus tard en septembre, c’est à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies qu’il a réitéré sa proposition, soutenue par des déclarations similaires prononcées par les présidents du Mexique et de la Colombie, irritant au passage les États Unis.

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PUBLI REPORTAGE: Clin d’oeil au vaporisateur Da Vinci

En découvrant le nouveau Da Vinci Vaporizer (DVV), nous nous sommes d’abord réjouis du design très chic de cet appareil de poche. Il est plus petit que la plupart des téléphones portables, on peut donc facilement le prendre en main.

L’odeur habituelle des nouveaux appareils électroniques disparaît après dix minutes de chauffe, et notre test avec des herbes biologiques pouvait commencer. Pendant la chauffe l’indicateur de température précis et numérique attire l’attention, qui en moins de deux minutes atteint la température de 190°C. La réserve d’herbe est ouverte par une simple pression du pouce et reste perceptible quand on la ferme. S’il y en a un peu trop, le DVV fournit une deuxième réserve séparée qui augmente la dose stockée d’un bon tiers. Les herbes chauffées peuvent êtres facilement et efficacement retirées avec une petite brosse qui se loge au dessus de la réserve d’herbe. Avec un coup de pouce de côté on peut afficher l’écran du «Da Vinci» sans mettre en marche le processus de chauffe. Un deuxième coup de pouce doit intervenir (pour la mise en marche), ce qui, avec en plus le blocage automatique, évite le déclenchement intempestif dans la poche. Le goût était parfait et la vapeur très intense, sans avoir à tirer fortement ni longtemps.

Pour des huiles ou des résines, deux mini-réservoirs s’adaptant dans la réserve d’herbe sont fournis. Nous avons choisi la température de 200°C, un peu plus qu’avec les herbes et avons été étonnés du résultat, car ce mini vaporisateur est le seul de son genre parmi les inhalateurs de poche à garantir cette option. En chauffant les résines, le DVV donne une vapeur dense en quelques secondes et garde la température constante pendant l’inhalation, sans qu’il faille aspirer trop fort. Après trois ou quatre inspirations, ce mini vaporisateur peut se partager sans attendre.

Notre seul bémol, mais qui n’est pas de la responsabilité du fabriquant, mais celle de l’utilisateur : veiller à ne pas le laisser à porter de mains des enfants qui pourraient penser jouer avec un talkie-walkie.

Cependant le «Da Vinci» par sa robustesse est sans aucun doute l’un des meilleurs produit du marché, on peut sans souci l’emmener partout. Certaines fonctionnalités comme les mini-réservoirs pour l’huile et pour la résine, tout comme l’affichage digital du niveau de la température le rendent très pratique et facilitent son utilisation. Indéniablement, il est plutôt bon pour le rendu au goût, sa durée d’autonomie de 40 minutes et son prix sont parfaitement concurrentiels. La beauté en toute simplicité.

Plus d’information sur :

www.davincivaporizer.com

Image: DaVinci © 2013

Edito: De retour pour de bon

Ouf, enfin, il est là, entre vos mains, et comme vous, nous sommes ravis. Nous espérons que d’autres annonceurs viendront pour ajouter des pages (pour couvrir plus de sujets) et surtout pour augmenter le tirage et toucher plus de monde encore avec votre aide.

Le gouvernement a nommé Mme Jourdain Menninger à la tête de la MILDT, avec pour mission de résorber une dizaine d’années de politique totalement contre-productive, sauf pour remplir les prisons, surcharger les tribunaux, creuser le fossé entre usagers et institutions, stigmatiser davantage des personnes déjà en situation d’exclusion… La liste est longue des effets négatifs de l’ordre sarkoziste, on aimerait que Valls-Ayrault-Hollande s’en démarquent vraiment.

La France des records négatifs devrait pourtant faire son introspection comme premier pays consommateur au monde de psychotropes légaux, avec les graves conséquences pour la santé en général et même pour la sécurité routière au final. Au même titre que l’on parle du scandale du Mediator, quid de l’avenir des enfants traités avec des amphétamines auxquels on interdit l’accès à l’école s’ils oublient leur traitement ? Pourquoi feindre d’ignorer que la consommation de drogues illicites est aussi massive en France, et que les statistiques du primo-usage deviennent alarmantes? La crise a bon dos pour imposer des «efforts», des «restrictions», des «sacrifices». Mais n’est-il pas temps de faire une pierre deux coups? Diminuer les dépenses publiques liées à la répression conséquence d’une prohibition aveugle, et augmenter les recettes des collectivités par une forme de régulation légale.

Néanmoins, entre les propositions du rapport Raimbourg et celles de la conférence de consensus pour la prévention de la récidive, il existe bien une tendance réformatrice.

 

Car si l’expérimentation de salle d’injection supervisée est tolérée, il devrait être acceptable pour tous de voir des cannabistrots libérer les halls d’immeubles ! Et pour vite améliorer la situation, les autorités devraient garantir l’essor des Cannabis Social Clubs Français dont la presse a fait grand bruit ces derniers mois, un sujet que nous abordions déjà en juin 2011…

En espérant que l’aventure continue longtemps avec votre soutien.

redaction@rbh23.com

Obamarijuana et les United States of Americanna

Quand on pense à la réforme des lois sur le cannabis aux Etats Unis, il est difficile d’imaginer que l’Etat de l’Alabama y soit favorable… et pourtant, c’est une élue démocrate, Patricia Todd qui vient de déposer une proposition de loi (HB 550) qui pourrait bien tout changer. Elle souhaite rendre légal pour une personne adulte âgée de 21 ans ou plus, la possession d’une once (environ 30 grammes) et la détention pour une consommation domestique de douze plants mères, d’instituer un contrôle de la production et de la distribution via des officines agréées, et de fixer une taxe sur les ventes de cannabis.

A la lecture des derniers sondages, il ne fait pas de doute que sur la question de la dépénalisation de l’usage du cannabis, Barack Obama risque d’avoir quelques soucis s’il continue d’ignorer cette réalité. Pourtant en février, le drug Czar qu’il a nommé en 2009, Gil Kerlikovske, osait dans une formulation sans ambiguïté déplorer que « [son] pays n’avait pas su bien faire en matière de politique des drogues, d’abord en faisant du cannabis une priorité de santé publique et surtout en ne disant pas ce qu’il est possible de faire et comment faire au mieux pour y arriver ». Comme le souligne cet article de Business Insider « Le cannabis a gagné la guerre aux drogues », depuis le mois de novembre et les votes pro-légalisation dans les Etats du Colorado et de Washington, des membres du Congrès ont déposé une proposition législative pour légaliser le cannabis, l’Etat de Rhodes Island a dépénalisé l’usage du cannabis (mesure entrée en effet le 1er avril) et pas moins de 6 Etats pourraient bientôt s’ajouter à la liste des dix-huit autres ayant adopté des législations réformatrices.

Obamarijuana

D’ailleurs 175 artistes et personnalités connues du grand public viennent de lui adresser une lettre ouverte pour lui demander de mettre en oeuvre cette réforme, pour en finir avec la politique du tout-carcéral et de toutes les discriminations dont sont victimes les usagers de drogues.#
La liste des signataires est ahurissante avec des noms comme Michelle Alexander, Chuck D, Richard Branson, Jim Carrey, Cameron Diaz, Will Smith, Missy Elliott, Ani Difranco, Ice T, le Wu Tang Clan, etc… Cette lettre magnifique est sobrement intitulée #endthewarondrugs #findelaguerreauxdrogues.

Signalons que fin mai, la NORML US organisera son symposium sur les évolutions législatives en cours, à Aspen dans le Colorado.
Auparavant, et beaucoup plus proche de nous, nos voisins britanniques lanceront le 18-19 mai à Bristol, leur soirée de collecte de fonds pour soutenir les initiatives de la NORML UK.

Soulignons que la situation en France n’est pas absente des préoccupations au-delà de nos frontières linguistiques avec le reste du monde, voici une petite interview réalisée il y a quelques semaines pour faire le point sur les Cannabis Social Clubs Français, et cette brève de nos cousins germanophones.

Les Cannabis Social Club Français au Journal Officiel

C’est un peu le début d’une nouvelle ère qui commence, ce 25 mars 2013, avec des Cannabis Social Clubs Français qui s’inscrivent dans le paysage, et qui voit donc leur création validée par la publication au Journal Officiel.

Ce jour, les médias vont se faire l’écho de déclarations en Préfecture, un peu partout en France, de nouvelles associations locales formées sous le titre « Cannabis Social Club Français [localité]« … Un processus qui s’ouvre au grand jour, dans l’optique de tirer un premier bilan vers le 14 juillet, un an après la première assemblée constitutive des Amis du CSCF.

Sur internet, deux spots appuient la démarche de Dominique Broc, le porte parole des CSCF, qui sera en procès à Tours le 8 avril pour « usage, provocation à l’usage et détention ["sans autorisation administrative"]« . Il est toujours possible de lui manifester votre soutien directement, en participant à cette opération originale.

Une réelle émulation se produit actuellement, et pour preuve cette excellente idée de création d’un espace de coordination des « G33KS », en espérant qu’il puisse servir à renforcer le mouvement de réforme des lois anti-drogues.

Pour se détendre de manière licite, on peut télécharger légalement les podcasts de l’émission stupéfiante sur RadioPulse.fr.

La culture du cannabis en France

Chaque jour, la question de la culture du cannabis en France prend un peu plus de place dans l’actualité, comme ces derniers jours avec les Cannabis Social Clubs Français font la Une des médias. On lit par exemple que « les Cannabis social clubs (CSC) sont des regroupements de personnes qui cultivent du cannabis et partagent leur production entre eux. Illégaux en France, les CSC existent déjà en Belgique et en Espagne ».

Nous avons une proposition à vous soumettre :

Nos cousins allemands du Hanf Journal publient un Numéro spécial sur la culture du cannabis… En Europe. D’où l’idée de faire un article de 2 pages (14 000 signes), consacré à la culture du cannabis en France.

Grâce à vos commentaires postés sous cet article, nous allons réussir ensemble, avec le plus grand nombre de contributions possibles pour aborder toutes les techniques, les références, les conseils, les avis… A révéler le portrait d’une France qui cultive son cannabis, avec raison et passion.

Merci d’avance pour vos apports, et si vous avez des documents à transmettre (Photos), contactez redaction(arobase)rbh23(point)com

Dépôt des statuts de l’association fédérative des Cannabis Social Clubs Français

Dimanche soir Itélé tentait une dernière fois de faire la Une le lendemain avec le sujet du jour : les « Cannabis Social Clubs Français ». Itélé a donc occupé son antenne ce lundi 4 mars avec l’exemple d’un « Cannabis Social Club » en Espagne où la loi est beaucoup plus permissive, « parce que la consommation dans un cadre privé est dépénalisée ».
Peut-être Manuel Valls pourrait s’en inspirer ?

Tandis que sur France Info tournaient en boucle plusieurs podcasts,

Dont celui d’Alexandre Grondeau présentant son roman Génération H sur France Info.

Au petit matin, sur France Culture Olivier Danzey lui aussi résumait bien la situation.

Plus proche du cratère, France 3 Région Centre avertissait, tandis que 20minutes tentait une sortie fracassante :

Du cannabis, ils en fument mais en prônent un usage modéré. Les membres du CSC revendiquent de pouvoir consommer et cultiver la marijuana afin d’éviter les circuits illégaux et de lutter contre le trafic. Pour cette transgression, ils risquent trente ans de réclusion criminelle et 750 000 euros d’amende comme le stipule l’article 222-35 du code pénal.

La préfecture donnera-t-elle son aval à la création de la fédération des cannabis Social Clubs? Rien n’est moins sûr. Le 21 février, le porte-parole des CSC, Dominique Broc, a été placé en garde à vue par la police à Tours. Ses cultures ont été détruites, son ordinateur saisi. Il doit comparaître le 8 avril prochain au tribunal correctionnel de Tours pour  » usage et détention illégale de cannabis ».

vidéo: Dominique Broc dénonce son procès en correctionnel et nous livre ses arguments en faveur d’une dépénalisation du cannabis (le lien vers la vidéo est cassé, mais on peut voir http://www.blog-video.tv/video-2353032617-Cannabis-Social-Clubs-Francais-.html

Prochaine étape pour le Cannabis Social Club, le 25 mars date à laquelle chaque CSC devrait se déclarer en association auprès de sa préfecture respective.

Roulement de tambour : La brève AFP arrivait donc à 18h11 et par tous les coins, comme ici sur ce site de geeks, comme en Une du Huffingtonpost coincé entre les 90 Unes mémorables du Time, un article sur les 5 idées reçues des français sur l’alcool » relevant ou révélant au passage :

Les Français estiment que l’alcool est plus dangereux que le cannabis, indiquait en février un sondage exclusif YouGov/Le HuffPost. À la question « laquelle de ces trois substances vous paraît la plus dangereuse: alcool, cannabis ou tabac? », les Français placent en tête l’alcool, pour 41% d’entre-eux. Suit ensuite le cannabis (35%) et le tabac (14%). Enfin, 10% des sondés ne se prononcent pas. Les Français semblent donc du même avis que Francis Cabrel. Le chanteur avait affirmé en octobre dernier: « le cannabis ne me paraît pas beaucoup plus nocif que le pastis »

Une tonalité comparable dans le JT de Canal Plus débutant sur le moral des français influencé par la météo, enchaînant par la question de la consommation d’alcool en France, pour finir vers 15’25 avec quelques images du dépôt des statuts de l’association fédérative des Cannabis Social Clubs Français suivies du reportage d’Itélé.

On s’étonnera que l’article du HuffPost agrémente cette brève AFP de 5 questions POUR / CONTRE, où les POUR sont à deux reprises étayés par des chercheurs sérieux, tandis que les arguments CONTRE sont biaisés (Imagine-t-on l’interdiction totale du téléphone portable responsable de conduite addictive et d’un facteur 3 pour les accidents de la route ?).

Et voilà cette fameuse brève AFP reprise par Le Figaro qui servira de base aux articles du monde entier qui vont, chacun à leur manière et parfois les commentaires, faire un éclairage de la situation de la « France cannabis ».

[Extraits de la brève de l'AFP] La fédération des Cannabis social club déclarée à la préfecture d’Indre-et-Loire

PARIS – Les statuts de la fédération des Cannabis social clubs, un mouvement prônant la dépénalisation du cannabis et l’auto-production, ont été déposés lundi à Tours, a annoncé à l’AFP un porte-parole, qui a affirmé y voir une première étape vers leur légalisation.
(…) Il s’agit selon lui d’un acte de désobéissance civile, destiné à faire reconnaître légalement leur activité.

(…)

Les statuts de la fédération prévoient une présidence collégiale, pour éviter que le seul président soit poursuivi.
(…)

Il estime à plusieurs centaines le nombre de Cannabis social clubs qui existent déjà en France. Le 25 mars, plusieurs d’entre eux devraient à leur tour se déclarer officiellement dans des préfectures.

Ces Cannabis social clubs ne visent pas à faire du business, mais à contrecarrer les trafics et les dealers, et à mieux contrôler la qualité du cannabis, afin de protéger la santé des usagers, affirme Farid Ghehioueche, autre fondateur des Cannabis social Clubs, créateur de l’association Cannabis sans frontières et ancien candidat aux législatives dans l’Essonne sous l’étiquette Cannabis santé liberté justice.

(AFP / 04 mars 2013 18h11)

Egalité pour la légalité

« Il n’y a pas de sous citoyen, tout le monde doit avoir les mêmes droits » a déclaré Valérie Trierweiler, la compagne* du président François Hollande, à l’issue de la manifestation de soutien au projet de loi instaurant le mariage pour les couples homosexuels.

C’est ce que les usagers de drogues répètent souvent pour dénoncer les conséquences de la loi française en vigueur depuis plus de quarante ans.

Parce que la prohibition engendre des discriminations flagrantes, et que la politique de répression peut sembler à bien des égards raciste.

D’abord Anti jeunes, tout autant qu’anti pauvres, la lutte anti-drogues est aussi anticonstitutionnelle, parce qu’elle porte atteinte à l’article 4 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen, socle de constitutionnalité de la République française.

Nul ne peut ignorer la loi, pas même le législateur pourrait-on ironiser. Parce que tous les pouvoirs politiques successifs ont rafistolés le texte inique de la loi du 31 décembre 1970 qui a conduit à la catastrophe carcérale et sanitaire d’aujourd’hui.

N’est-il pas temps de véritablement définir ce qu’est un stupéfiant ? N’est-il pas temps d’adapter « à la française ou à l’européenne » la classification internationale des stupéfiants ?

Allo, Valérie, Madame la cheffe de la République*, alors c’est quand l’égalité pour la légalité ?

* : vocable proposé pour celle qui refuse « la première Dame de France »

Quand le débat s’ouvre au Congrès US

Sans doute était-ce une pièce à ne pas mettre sous les yeux d’un francophone tendance cannabinanglophile. Sans doute était-il trop difficile pour l’envoyer spécial de l’AFP aux USA ou tout autre journaliste français en charge de suivre les débats, les votes et les décisions au Congrès US de nous faire part de cette tranche de bon sens et d’intelligence ? Cette vidéo est une pièce historique…

C’est d’ailleurs l’un des arguments employés par l’un des représentant saluant l’importance de la discussion soulevée par l’amendement proposé par le congressman Dana Rohrabacher, qui visait à supprimer d’un trait les moyens consacrés par l’Etat fédéral à la répression dans les Etats ayant adoptés des législations garantissant un accès au cannabis médical pour des centaines de milliers de patients. Plus concrètement, il s’agit d’interdire à la DEA d’intervenir dans les 16 Etats où le cannabis thérapeutique est devenu légal par la force des votes favorables lors de référendum d’initiative populaire. Selon l’association Americans for Safe Access, depuis octobre 2009, il y a eu plus de 170 raids policiers de la DEA dans 9 Etats différents. Mais comme le suggèrait un autre congressman avertit, Jerold Nadler, il serait nécessaire de prévoir l’extension d’une telle mesure pour le cas où d’autres Etats, comme le Connecticut s’engageait sur la voie de la régulation… ce que la plupart des intervenants envisagent positivement.

On se prend à rêver sur la possibilité de voir en France au Palais Bourbon un tel débat, et on se demande quel intérêt manifesterait les journalistes français ? Aurait-on le droit à de si belles déclarations de la part de nos parlementaires ?

On aurait aimé que la presse française relate la démonstration orale de Maurice Hinchey, co-rédacteur de l’amendement, répondant à son collègue Wolf qui venait de déclarer « que se passe-t-il dans la tête d’un adolescent qui nous regarderait à la télévision débattre de la sorte pour adopter une disposition qui légaliserait une drogue qui fait des ravages ? Avec cet amendement les cartels mexicains vont se frotter les mains » assénait-il…

Quel étonnement de constater que la plupart des représentants au Congrès lui ont répondu sèchement, le laissant un peu au dépourvu lorsqu’à la fin de la discussion on lui redonnait la parole pour tenter de répondre aux arguments de ses collègues appelant à soutenir et voter en faveur de cet amendement.

Malheureusement, le vote de cet amendement semble avoir été suspendu dans le temps… Toujours est-il et c’est un des arguments défendus par l’un des Congressman, le président Obama a déclaré pour clarifier la situation, qu’il y avait « d’autres chats à fouetter ».
Et comme une bonne nouvelle en chasse une autre, le Harbor Side Health Center vient de remporter une victoire historique face à la DEA.

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