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Newsflash

Faites entendre votre voix

Pétition en faveur du cannabis thérapeutique

Depuis de nombreuses années le cannabis est reconnu comme utile ou indispensable pour aider ou soigner certaines affections. Il est aussi reconnu dans le traitement de maladies particulièrement graves (glaucome, anorexie),… soit comme médicament performant, (Alzheimer, myopathie ou sclérose en plaques), ou pour accompagner le traitement des malades du cancer ou du Sida.

Nous demandons aux autorités de reconsidérer leur jugement sur le cannabis afin que celui-ci soit accessible, que ce soit par des personnes habilitées (chanvriers), ou plantations personnelles, qu‘il soit ingéré ou fumé, inhalé, ou sous forme de tisane, pour le bien-être et au choix des malades.
Dans de nombreux domaines le cannabis est moins coûteux que les médicaments, pas toujours efficaces de l‘industrie pharmaceutique, le droit de se soigner comme chacun le désire est un droit fondamental.

Les lois contre l‘usage récréatif de stupéfiants s‘appliquent malheureusement de la même manière à ces usages thérapeutiques. Ainsi, des personnes gravement malades sont empêchées – ou dissuadées – de recourir à des soins dont ils et elles ont vitalement besoin.

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Une plante utile pour résister

Le chanvre/cannabis/marijuana est utilisé depuis de nombreux siècles. En France aussi, et sans doute nos cousins gaulois l‘employaient déjà, quand on recherchait essentiellement les vertus thérapeutiques et anesthésiantes de cette plante.

Rappelons qu‘en Europe, jusqu‘au début du XXème siècle, on avait recours au chanvre contre la peste, les rhumatismes, les douleurs articulaires et certaines pathologies mentales. C‘est en 1941 que le Cannabis sativa L. est retiré de la pharmacopée officielle aux USA et en France en 1953.

Bien qu‘autorisée et sous contrôle, il aura fallut attendre le début des années 90 pour que la culture chanvrière française (non psychotrope, c‘est à dire contenant moins de 0,3% de THC) se relance.

Cependant, la pression prohibitionniste nous oblige, par exemple, à ignorer les propriétés importantes de l’huile de chanvre, une huile végétale exceptionnelle, par ses qualités intrinsèques remarquables. Grâce à sa teneur en oméga-3 et oméga-6, elle présente une composition similaire aux lipides de la peau ce qui en fait un onguent idéal pour les massages. De plus, elle se place parmi les huiles végétales les plus riches en acides gras essentiels pour la santé humaine.

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Automédication réduire les risques avec le cannabis

Loin d‘encourager à l‘usage du cannabis ce que la loi française continue d‘interdire (Cf. le N°3 de [RBH]²³- la Gazette du Chanvre), les esprits tatillons relèveront qu‘il n‘est pas mentionné explicitement dans le texte de la loi que faire usage du cannabis, c‘est le « consommer », l‘« ingurgiter », l‘« inhaler », s‘« oindre »… Mais on dira que c‘est un débat de spécialistes, réservé aux docteurs de la loi et autres professeurs de droit. Or pour le commun des mortels et dans la réalité brute, le fait de « semer », « cultiver », « récolter » et « utiliser » du cannabis/chanvre/marijuana à des fins personnelles et thérapeutiques, peut toujours conduire en prison.

Il se pourrait même qu‘un patient atteint d‘une maladie grave puisse subir le même traitement que celui réservé à un terroriste, toujours au regard d‘une lecture scrupuleuse de la loi française. Ce qui pourrait nous faire penser, qu‘il y a parfois une disproportion intolérable entre « un crime » et le « droit à se soigner », une « mise en danger d‘autrui » gratuite, voire pour le législateur incapable d‘adapter le droit aux évolutions de la société et des connaissances scientifiques, une forme de « non-assistance à personne en danger ».

Alors avec toutes les précautions d‘usage, nous reproduisons ici un texte circulant sur internet à propos de « l‘automédication avec le cannabis ». Ce à quoi, nous ajoutons cette réserve en guise de rappel évident :

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La France néglige les droits fondamentaux

Plusieurs jugements tombés ces dernières années ont pu relaxer des consommateurs. Pendant ce temps des malades sont encore persécutés, tout comme la liberté d‘expression malmenée. Tour d‘horizon de la jurisprudence.

La loi française en matière de drogues est inspirée des conventions internationales classant le cannabis parmi les substances vénéneuses dépourvues de tout intérêt médical. C’est pour cette raison que l’utilisation du chanvre à des fins thérapeutiques reste si difficile.

Actuellement, la législation française, qui date du 31 décembre 1970, punit l’usage de cannabis de deux mois à un an de prison et jusqu’à 3 750 euros d’amende, et la cession ou l’offre en vue d’une consommation personnelle de cinq ans de prison et environ 76 000 euros d’amende. Se fournir en cannabis en France, au marché noir, ou bien à l’étranger vous met donc en situation d’illégalité.

L’autoproduction (la culture de plants de cannabis à la maison ou dans votre jardin) n’est pas non plus autorisée. Au minimum, elle peut vous faire tomber sous l’accusation d’usage ; si les quantités cultivées paraissent importantes, vous risquez d’être accusé de trafic.

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TÉMOIGNAGES

Le cannabis m‘aide pour affronter le SIDA

« Moi mon premier rapport avec le cannabis à mon adolescence, était dans un but exclusivement festif. Je consommais du cannabis, ainsi que de l‘alcool sans modération, dans la recherche de la « défonce».

Puis à un certain moment, il y a eu un conflit en moi. Je ne pouvais concilier le cannabis qui commençait à avoir un effet d‘ouverture d‘esprit et de recherche spirituel, avec un alcool qui me rendait agressif. C‘était comme si la plante communiquait avec moi, ou l‘inverse. Hélas, je n‘ai pas suivi ces règles et la vie m‘en a fait payer les conséquences. J‘ai consommé des drogues plus « fortes », je ne respectais plus rien du tout, la prohibition a fait le reste, j‘ai fini en prison, malade et désocialisé.

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Le plus dur au début, c‘est peut-être de se lancer…

Avec cette publication, nous souhaitons répondre à la question qui revient en permanence à mesure que s‘accroit le phénomène des cultures en intérieur :

quels sont les secrets de ces jardiniers en herbe ? 1

Ventilation

Ventilateur, extracteur ou Isobox ?

Au début, l‘important est de bien calculé les besoins propres à votre installation. Le plus simple et le moins cher mais le plus bruyant pour rafraîchir l‘air, c‘est le ventilateur. Il n‘y a qu‘une prise à brancher. Sans voisinage immédiat, c‘est une solution efficace. Mais dans les habitats collectifs, il faudra prévoir d‘installer une isolation phonique, la fixation voire l‘isolation de l‘appareil d‘éclairage pour éviter son balancement. Ces adaptations rendent l‘opération plus onéreuse.

Il faut se méfier, sur une petite surface, il pourrait y avoir des effets d‘aspiration néfastes. Votre growshop préféré pourra éventuellement vous renseigner.

La Rolls Royce de ce type d‘appareillage, ça reste une « Isobox », disponible chez un bon nombre de fabricants. Souvent les armatures sont en acier, parfois en bois. Elle est plutôt bien ventilée, fait peu de bruit et dispose d‘éléments modulables, tout en conservant la possibilité d‘une extension. Donc le problème du bruit du ventilo ne se résout pas sans frais.

Plus le gabarit est grand, meilleure devra être l‘isolation phonique, ou bien choisir de se réfugier dans une autre partie de l‘habitation. Ventilateurs et extracteurs peuvent se régler par un boîtier de contrôle, ce qui permet de n‘utiliser leur pleine puissance que pour les journées très chaudes. Le réglage des plus gros modèles d‘extracteurs commence souvent par un fort bourdonnement.

Air frais

En général, le ventilateur doit correspondre à la surface. Toutefois une lampe de 600w dans 1m2 provoquera inévitablement des problèmes de surchauffe. Dans tous les cas, l‘air entrant doit représenter 30 à 40 % de l‘air sortant, si possible filtré et extrait de l‘intérieur via une petite manche à air ou un simple tube perforé de nombreux trous.

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Bulletin de l‘IACM – Novembre 2011

Morceaux choisis des trois derniers bulletin de l‘IACM reproduits avec l‘aimable autorisation de l‘IACM. Toutes les sources et références exactes sont disponibles sur le site de l‘IACM.

Novembre 2011

Science

Le cannabis apporte un soulagement supplémentaire aux patients déjà traités aux opiacés. Les chercheurs ont conclu que « le cannabis vaporisé augmente l’effet analgésique des opioïdes sans pour autant modifier de manière significative les niveaux dans le plasma. La combinaison de ces produits permettrait de diminuer les doses d’opioïdes et, ainsi leurs effets secondaires. »

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Conférence sur les Cannabinoïdes 2011

Environ 220 scientifiques, docteurs, étudiants, et autres personnes, originaires principalement d‘Europe, ont participé à la Conférence sur les Cannabinoïdes, qui s‘est tenue à Bonn, du 8 au 10 septembre dernier. Cette sixième édition était associée à la cinquième rencontre du Groupe de travail européen de recherche sur les cannabinoïdes. Une quarantaine de travaux de recherche ont donné lieu à une présentation orale par des intervenants invités et ceux dont les articles avaient été retenus. Près de soixante-dix conclusions d‘études ont aussi pu être présentées. La plupart des études et des discussions ont concerné les recherches sur les endocannabinoïdes et le système endocannabinoïde. En voici un rapide survol avec les présentations les plus marquantes.

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La presse et le cannabis médical

 Comme le cannabis thérapeutique est la vedette de cette Gazette, intéressons-nous au traitement médiatique de ce thème spécifique dans la presse. Quelle importance lui accorde-t-elle ? L’usage médical du cannabis suscite-t-il aussi une controverse semblable à celle du statut de l’usage récréatif ? Pour tenter d’y répondre, comparons quatre grands titres de la presse quotidienne nationale:

Libération, Le Monde , Le Figaro et l’Humanité, sur une période conséquente, du 1/1/1997 au 19/11/20111.

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exPRESSo: Cannaclaques et Cannabises

La presse en parle

Avec VACARME

Vacarme est une revue trimestrielle publiée sur papier et archivée en ligne, qui mène depuis 1997 une réflexion à la croisée de l’engagement politique, de l’expérimentation artistique et de la recherche scientifique. Avec son format livre de poche, et une magnifique maquette, cette revue mérite une attention particulière, notamment avec son dernier numéro, 57, affichant en gros Drogues : on légalise. Laurence Duchêne, Stany Grelet, Caroline Izambert, Aude Lalande, Philippe Mangeot, Pierre Zaoui, Sacha Zilberfarb analysent conjointement dans comment légaliser les drogues que « face à l’explosion actuelle des problèmes des drogues, il n’y a désormais plus d’autre issue que la légalisation de toutes les drogues. Des propositions pour passer enfin après à autre chose. » Sur le site internet de Vacarme, on retrouvera l‘allocution le 8 janvier 1987 de Georges Apap, à l‘époque Procureur de la République au Tribunal de Grande Instance de Valence. Ce discours prononcé pour la cérémonie d’ouverture de l’année judiciaire est toujours criant d‘actualité. Au jeu des 7 erreurs, qu‘y-aurait-il à changer dans ce texte pour que 25 ans plus tard il soit prononcé à nouveau ?

vacarme.org/article2107.html

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