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Drogues store: Arnaud Aubron aux Editions Don Quichotte Sortie prévue le 8 mars

Qui sait que la noix de muscade est un hallucinogène puissant ? Que Steve Jobs fut un grand amateur de pétards et d’acide ? Que l’État français a vendu de l’opium dans ses colonies pendant des décennies ? Que certains Indiens se shootent à la morsure de serpent ? Cannabis, alcool, cocaïne, caféine, tranquillisants… les drogues font partie de notre quotidien. Pourtant, notre connaissance en la matière est proche du néant. La drogue reste un tabou et le silence qui entoure sa consommation encourage clichés et préjugés.

De A comme Abstinence à Z comme Zoo, en passant par Boeing d’Air Cocaïne, Guerres de l’opium, Poppers ou, plus surprenant, Urine, Cucaracha, Herbe du pendu, Mitterrand, Deux feuilles, Pécho…, ce dictionnaire rock, historique et politique dresse un tableau de la planète drogues, sous son aspect historique, scientifique, politique et philosophique.

La collection dicoRock offre une plongée dans un univers singulier. Drôles, déjantés et très documentés, les dicoRock mêlent petites et grandes sagas, toutes conçues comme un court essai à part entière. Instructifs et distrayants, ces dictionnaires se lisent comme des romans.

Drogues store

Arnaud Aubron, èditions Don Quichotte

A signaler Les publications MILDT

La culture du cannabis en intérieur

Le guide de l‘enquêteur

Un attirant mode d‘emploi illustré, «destiné à mobiliser les énergies et les compétences des acteurs œuvrant à la lutte contre la drogue et la toxicomanie», sans oublier les trafics. Après un petit rappel de jardinage, le guide recense les moyens de détection, en premier lieu l‘odeur, puis le bruit, les déchets, etc, ainsi que d‘autres astuces qui permettent de confirmer ces premières impressions, les dépenses en électricité, le rayonnement thermique et les halos lumineux, etc.

Il n‘oublie pas de mettre en garde contre toutes les formes de pièges entourant ce type d‘installation. Et s‘y ajoute un recensement de tous les rappels juridiques utiles aux enquêteurs.

 

Ce petit guide d‘une vingtaine de pages se trouve facilement sur le net ou à la Documentation Française.

 

Les collectivités territoriales face aux conduites addictives : Stupéfiants, alcool, tabac.

La très récente livraison de la MILDT concerne plus particulièrement tous les maires de France auxquels le manuel a été envoyé. C‘est également un guide pratique. On y parle de prévention, qui est d‘abord empêcher qu‘un risque ne survienne, de la responsabilité pénale du maire, qui peut par précaution déléguer ses compétences en la matière, mais aussi permettre des vidéos surveillances ciblées pour certains lieux, éviter de laisser planter des Datura dans les jardins publics et recommander aux pharmacies la possibilité d‘un service d‘échange de seringues, sans qu‘il soit préciser si c‘est en liaison ou non avec la police. L‘élu peut aussi contribuer à mettre en place des alcotests en milieu professionnel pour sensibiliser, et faire en sorte que des stands d‘information contre les méfaits de l‘alcool se tiennent lors de rassemblements sur sa commune. Peu de recommandations concernent le tabac. En annexe, on trouve les lois sur lesquelles un maire peut s‘appuyer et la liste de tous les organismes officiels, cantonaux et régionaux, qui pourraient collaborer à la salubrité de sa commune, grande ou petite, ainsi qu‘un répertoire de sites internet, une bibliographie, un glossaire et des exemples de bonnes pratiques.

Cet ouvrage peut également se consulter sur le net ou s‘acheter à la Documentation Française.

 

Par Ananda S.

Legalize it ! de Francis Caballero

[RBH]²³ – La Gazette du Chanvre est heureux de vous annoncer en avant-première une publication qui excite déjà la curiosité.

Petit manuel de maître Francis Caballero au titre un tantinet incantatoire mais qui fait plus que jamais rêver Legalize it ! Il s‘agit tout simplement des réflexions d‘un juriste sur la manière dont on pourrait procéder à une légalisation du cannabis. Francis Caballero connaît parfaitement la question et s‘illustre régulièrement dans les prétoires en défendant des usagers. Son argumentaire s‘articule autour de deux axes pourquoi et comment.

Dans ce journal, on connaît bien les non-sens parfois mortels découlant de cette prohibition théoriquement implacable, mais qui en réalité se contente de petites chasses peu conséquentes, sinon pour les dégâts sociaux occasionnés et de conseils vertueux bien obsolètes. Ici, les données sont regroupées sous des rubriques juridiques, économiques, sanitaires et sociales/sécuritaires. Ce qui permet de pointer facilement les faillites du système au fil de la lecture…

La seconde partie, comment légaliser, suggère un système simple, la création d‘une société «Française du Cannabis» de mission de service public qui contrôlerait un monopole sanitaire et social encadrant l‘offre, et excluant toute dérive mercantile. Ce qui reviendrait à «prendre le marché aux trafiquants pour le confier à l‘Etat, tout en s‘efforçant de protéger l‘ordre et la santé publics». Tous les aspects «pratiques» de cette proposition sont minutieusement envisagés : la culture (qui devra être biologique), l‘agrément des planteurs, la transformation éventuelle du produit, le contrôle des débits, celui de l‘information/communication avec cette fois un véritable volet de prévention réaliste, susceptible d‘être entendue, etc, etc, …

En annexe, Francis Caballero propose obligeamment un modèle de lettre, que le prochain Président de la République pourrait adresser au Secrétaire général de l‘Organisation des Nations Unies, pour demander la révision de l‘Art.33 de la convention unique de 1961 et rendre possible cette expérimentation. C‘est d‘ailleurs ce que préconise le rapport de la Commission Mondiale pour la Politique des Drogues rendu public en juin 2011. La deuxième annexe concerne le texte complet d‘une proposition de loi instaurant un régime de légalisation contrôlée du cannabis.

Parce qu‘il ne faut pas s‘y tromper, l‘avocat du Comité National Contre le Tabagisme ne peut envisager une légalisation qui ne soit solidement encadrée !! Ce texte n‘envisage pas bien sûr tous les paramètres, dont les conséquences sociales entre autres dans les «banlieues» paupérisées, et des nécessaires «reconversions» dites d‘intégration auxquelles il faudrait bien alors réfléchir enfin. Ce n‘est pas tout à fait vrai que tout le monde se précipiterait sur le deal de drogues plus néfastes On ne pourra donc pas faire l‘économie d‘une réflexion sur le sujet. Car une transition, de la prohibition vers un système de régulation du cannabis, suppose d‘affronter ce que l‘on ignore avec presque bonne conscience. Mais là, on touche carrément au système d‘exclusion généré par notre société. Il n‘empêche, ce petit livre a le mérite de poser clairement et de tenter de résoudre la question du bien fondé de la légalisation, d‘en plaider la possibilité. Il encourage à des tables rondes productives avec des sociologues et des économistes pouvant nourrir des discussions parlementaires, ou à un «grand débat national».

Il nous a donc paru tout à fait digne d‘un particulier intérêt en ces temps électoraux.

Legalize it ! paraitra le 23 Février aux éditions L‘Esprit Frappeur

Plus d’informations sur:

www.ladylongsolo.com

par Ananda S.

Cannabizz: Prague 2012, du 4 au 6 mai.

Pour sa seconde édition, à Prague, le salon international du chanvre Cannabizz offrira le meilleur du possible. Comme en 2010, la bonne ambiance et l‘originalité de ce salon seront au rendez-vous, mais cette fois-ci, ce sera dans le cadre fascinant et moderne du Centre des Congrès de Prague, d‘où la vue surprenante sur la ville vous comblera de plaisir.

Du 4 au 6 mai 2012, les organisateurs du premier salon du chanvre en République Tchèque sont heureux d‘accueillir un nombre important, de commerçants, produits, fournisseurs, banques de graines et figures du combat pour la légalisation, tous bien connus du grand public parce qu‘ils sont depuis longtemps engagés dans le domaine du cannabis.

C‘est au coeur de l‘Europe, dans l‘une de ses plus belles capitales où de nouvelles lois libérales sont en vigueur, à Prague, qu‘il faut aller pour pouvoir dire « j‘y étais ». Vous pourrez entrer en contact directement avec les meilleurs spécialistes et connaisseurs de la planète cannabis, vous pourrez être informé des dernières évolutions technologiques de la culture intérieure, sur les produits issus du chanvre sous toutes ses formes et très à propos, sur l‘évolution des lois au sein de l‘Union européenne.

Pour les amateurs et cultivateurs, la plus importante -et sans doute la plus intéressante- partie des installations permettra aux visiteurs de se déplacer dans un dédale des « rues », où ils pourront découvrir stand après stand, toute la variété des produits les plus appréciés en bénéficiant des meilleurs conseils des exposants. Des graines à toutes les formes d‘appareils pour la culture intérieure, de la paraphernalia aux cosmétiques, des engrais à la bière au chanvre, tous les amoureux de cette formidable plante seront certainement tout excités en visitant ce salon prévu en mai 2012. Il y aura un espace réservé exclusivement pour les contacts commerciaux. Un autre espace sera aménagé pour accueillir les personnes employées sur les stands des exposants, afin qu‘elles puissent se relaxer dans une ambiance chaleureuse et repartir de plus belle au milieu de la foule, pendant ces journées exceptionnelles. Une zone, gracieusement offerte par les organisateurs, sera totalement dédiée aux organisations actives sur le front de la légalisation, pour qu‘elles puissent mieux faire connaître leurs actions. Elles se chargeront également d‘animer un forum de discussions sur les enjeux et les développements récents à propos du cannabis.

Pendant 3 jours, quiconque voudrait en savoir plus sur le chanvre/cannabis, souhaiterait connaître les évolutions futures, et faire des rencontres uniques avec des gens venus du monde entier… ferait bien de visiter le salon Cannabizz Prague 2012, du 4 au 6 mai en République Tchèque. Tenez-vous informé en visitant régulièrement le site www.cannabizz.cz sur lequel vous trouverez toutes les informations nécessaires pour préparer au mieux votre participation à ce grand événement.

Cannabizz Prague 2012 Hemp Fair

Congress Centre Prague du 4-6 Mai

www.cannabizz.cz

info@cannabizz.cz

Agenda

29 février Bruxelles  Audience publique au Parlement européen, co-organisé par l‘ENCOD avec des députés sur les alternatives . + d‘infos : encod.org 
9-16 mars Vienne  56 ème Session de la CND des Nations Unies. Journée mondiale de protestation « Faisons la paix des Drogues » le samedi 10 mars. 
29 MarsBruxelles Journée d‘étude La prohibition des drogues à l‘ombre des prisons. A l‘initiative de la liaison antiprohibitionniste. www. laliaison.org 
19-20 avril Bruxelles  Forum « Drogues » de la Société Civile à l‘initiative de la Délégation du Groupe Horizontal Drogues de l‘UE en charge d‘établir le dialogue avec les organisations de la société civile 
20 avrilAmsterdam

et partout dans le monde

 

« 420 »http://tdme.free.fr/?p=4025

http://forum.sensiseeds.com/forum_posts.asp?TID=10057

www.coffeeshopnieuws.nl/4-20-2012-smokeout

22 avril-6 maiFrance

 

Élections présidentielles 
4–7 maiPrague 2ème salon européen « Cannabizz » 
12 maiFrance Marche Mondiale du Cannabis à Paris et ailleurs en France(Nota Bene : partout dans le monde à partir du 5 jusqu’au 12)

9 – 16 mars

Mobilisation à Vienne (Autriche) au moment de la réunion de l‘ONU sur les drogues. Appel à toutes les communautés concernées ou affectées par le « diktat » de la prohibition, pour une mobilisation massive, créative et festive sur les rives du Danube.

55ème Session de la CND à Vienne

Comme chaque année, des délégations du monde entier se retrouvent officiellement pour décider de nouvelles mesures en matière de politique des drogues. Généralement, ce sont des prises de positions dites « équilibrées » mais qui placent toujours en priorité la répression, tout en ignorant les données scientifiques démontrant que les solutions envisagées depuis des décennies obtiennent des résultats à l‘opposé des objectifs affichés de la défense de la santé publique.

Comme chaque année, des organisations de la société civile, au premier rang desquelles ENCOD, organiseront des manifestations tant à l‘intérieur qu‘à l‘extérieur des bâtiments des Nations unies, avec comme point d‘orgue la manifestation internationale prévue le samedi 10 mars.

Un siècle après le Traité de La Haye adopté en 1912, qui instaure le système de contrôle des stupéfiants, la prohibition est de plus en plus remise en cause.

En amont de ces rencontres, du 9 au 16 mars 2012, tous les groupes locaux oeuvrant pour une réforme de la politique des drogues sont invités à mettre leur gouvernement sous pression, en cherchant à définir un mandat pour qu‘un débat s‘ouvre et que la politique actuelle en échec évolue singulièrement sur des bases scientifiques.

Pour mettre un terme à la «guerre à la drogue», ENCOD et ses partenaires mobilisés lancent un appel commun pour «faire la paix des drogues».

Plus d‘information :

www.unodc.org

www.drugpeacefestival.com

www.encod.org

www.cannabissansfrontieres.org

20 avril

Mouvement international du 420, c‘est à dire le 20 avril, c‘est un vendredi et ça pourrait „clôturer“ la campagne présidentielle en France avec une sorte de «cann‘apéro» partout en mode «warm up», avant la Marche Mondiale du Cannabis. Un appel international «anti Weed Pass» circule pour une manifestation à Amsterdam afin de protester contre la politique raciste des autorités néerlandaises et pour défendre un modèle qui a démontré son efficacité pour maintenir l‘étanchéité de la séparation entre les marchés du cannabis et des autres drogues illicites.

Le Forum de la Société Civile sur les Drogues aidera la Commission européenne à élaborer une nouvelle stratégie sur la drogue pour l’Europe.

Début Mars, l‘Union Européenne communiquera l‘évaluation de sa stratégie adoptée en 2008, sous la présidence française. Le forum de la Société Civile établira donc ses recommandations courant mars, et les présentera lors de la prochaine réunion du groupe «Horizontal» Drogues de l‘UE. La nouvelle stratégie de l‘UE sera donc adoptée d‘ici la fin de l‘année, sous la présidence chipriote de l‘UE. Les gouvernements européens auront sous les yeux des propositions pour décider d‘une stratégie basée sur des preuves scientifiques et sous le regard de la société civile. Gageons qu‘un consensus fort se dégagera lors du prochain Forum de la Société civile est prévu le 19-20 avril à Bruxelles pour amplifier et obtenir de véritables innovations.

Plus d‘information :

EDPI : eudrugpolicy.org/csfd_jan

IDPC : idpc.net/fr/node/2632

ENCOD : www.encod.org

12 mai

11ème édition de la Marche Mondiale du Cannabis, le samedi 12 mai 2012, place de la Bastille, à Paris (et ailleurs)

Plus d‘information :

marche.mondiale.free.fr

18 juin, 18h

A la Villette (et ailleurs), 19ème édition de « l‘Appel du 18 joint », qui cette année tombera un lundi, au lendemain de l‘élection d‘une nouvelle assemblée nationale, pour appeler les députés (et les sénateurs) à abroger la loi de 1970 – et leur rappeler qu‘une légalisation est possible, urgente et nécessaire. www.18joint.org

 

Soyez député en herbe, candidatez

Le 21 janvier 2011 à Lyon, la rencontre pour une Coordination des candidats «Cannabis et antiprohibition» aux élections a rassemblé une vingtaine de participants venus de Lyon, Marseille, Paris, Clermont-Ferrand, la Drôme, l‘Ardèche, l‘Ain, le Cantal. Dans le temps de cette rencontre, le CIRC-Lyon tenait un point info-débat dans un festival alternatif tandis qu‘à Toulouse, une dizaine de personnes se réunissaient.

Une bonne vieille idée

En 1999, l‘idée de présenter une liste autonome de candidats antiprohibitionnistes lors des élections européennes n‘avait finalement pas aboutie, une «consolation» fut la présence symbolique de Jean Pierre Galland sur la liste des Verts de Daniel Cohn Bendit. Dix ans plus tard, l‘expérience Cannabis Sans Frontières recueillait 4015 voix en Île de France avec seulement quatre semaines de campagne, très peu de mobilisation, moins de 5000 euros et aucune couverture média. En 2012, la politique des drogues s‘est dégradé… Il est certain que les partis en présence n‘évoqueront pas les questions antiprohibitionnistes, présenter des candidats est donc un moyen d‘imposer le débat. Il s‘agit de disposer de panneaux électoraux dédiés et de bulletins de vote pour informer et mobiliser, sans parler de l‘obligation des médias de mentionner l‘existence de telles candidatures !

Enfin cette action pourrait impliquer une grande partie des partisans de la fin de la prohibition du cannabis, toutes les personnes concernées pouvant amener leur pierre, des candidats qui seront en première ligne aux inconnus votants, en passant par tous les soutiens possibles et imaginables, discrets ou non.

Politique-fiction ?

Il semble que l‘antiprohibition en France n‘a jamais été aussi prononcée, on le voit notamment sur internet, les gens n‘ont jamais été aussi conscients de l‘absurdité de ces lois et ont de moins en moins peur de le faire savoir.

C‘est un mouvement international, des pays ont déjà passé le cap d‘infléchir leur politique des drogues, certains sont sur le point de le faire, la France fait figure de dinosaure de ce point de vue.

Il y a le développement exponentiel de l‘autoproduction, la multiplication des initiatives sur les réseaux sociaux, le combat des malades pour faire autoriser leur médication.

Il est certain qu‘un projet fédérant toutes ces bonnes volontés éparpillées pourrait enfin représenter une force incontournable par les pouvoirs politiques.

Pour une coordination des initiatives autonomes

La proposition de se constituer en coordination s‘est imposée, pour susciter, accompagner, faciliter l‘émergence d‘une campagne antiprohibitionniste, son rôle prioritaire étant d‘informer de l‘existence de l‘initiative pour que des candidatures s‘ajoutent à celles déjà existantes, que des groupes de soutien à ces candidatures se forment un peu partout et que la dynamique déjà engagée soit suivie d‘effets.

Elle devra également assez rapidement s‘occuper des pistes de financement pour que des candidatures puissent bénéficier du soutien minimum pour une campagne électorale (en fonction du nombre de bulletins de vote et de panneaux électoraux par circonscription).

Et maintenant ?

La construction d‘un site est en cours, un outil qui servira de zone de communication, de partage et de point de ralliement ; un prémice de campagne d‘appel à candidature sur les réseaux sociaux a permis de constituer un premier groupe de candidats et de soutiens dans toute la France, il ne tient qu‘à vous, fidèles de [RBH]²³ – La Gazette du Chanvre, de faire grossir les rangs de ces groupes locaux et candidats pour imposer le sujet pendant les campagnes électorales, faire pression sur le débat politique et informer les citoyens.

Nous vous attendons ici : lempereurestnu2012@gmail.com ou téléphone: 07 60 44 12 53

*Emmanuel Maillard, avec l‘aimable participation de Alain, Farid, Vince et Zorg, pour la Coordination Citoyenne Antiprohibitionniste

image : mark marker (c)2012

par Emmanuel Maillard*

Vent debout contre la prohibition

À ma droite, vous avez la gauche bien connue pour son indulgence envers les amateurs de cannabis. Et à ma gauche, vous avez la droite bien connue pour sa sévérité contre les usagers de cannabis.

quand la gauche est au pouvoir, elle publie des circulaires enjoignant aux procureurs d’être cléments avec les fumeurs et quand la droite est au pouvoir, elle lance des campagnes présentant le cannabis comme le fléau détruisant notre jeunesse.

Pour la droite comme pour une majorité de la gauche, les partisans de la légalisation du cannabis sont des inconscients, voire des irresponsables, en tout cas des nostalgiques… Comme l’a dit le président de la Mildt dans un entretien accordé au Parisien : «Il faut arrêter avec ce mythe romantique du cannabis écolo.»

De retour au pouvoir en 2002, quelques années ont suffi à la droite pour diaboliser le cannabis et ceux qui militent pour une politique plus réaliste. De campagnes caricaturales sur les dangers du chanvre en opérations médiatiques sur le terrain, ils ont réussi à faire flipper les familles… Et le standard de «Drogues info service» d’exploser suite à l’appel de parents persuadés que leurs enfants amateurs de cannabis deviendront bientôt schizophrènes.

LE ROI EST NU

Oui mais voilà, Pour en finir avec les dealers, un livre écrit par Stéphane Gatignon (maire de Sevran dans le 9 – 3) et Serge Supersac (un flic de terrain à la retraite) a créé le Buzz début 2011.

Aujourd’hui, le trafic de drogues est entre les mains de gangs structurés défendant leur territoire à coups de Kalachnikov et si on ne veut pas que les mafias prennent le pouvoir en banlieue, l’État n’a pas d’autre choix que légaliser les drogues. Tels sont succinctement résumés les propos du maire de Sevran.

Moins remarqué, mais tout aussi remarquable, un livre de Michel Henry journaliste à Libération paru au début de l’année : Drogues Pourquoi la légalisation est inévitable ? enfonce le clou. Force est de constater que la guerre menée (au nom de la morale) contre le cannabis est perdue et que la réalité plaide en faveur d’une régulation de sa production, de sa distribution et de son usage.

Ce sont aussi les conclusions tirées par Daniel Vaillant, qui en créant une commission au sein du parti socialiste, voudrait convaincre ses collègues députés que l’époque n’est plus à la répression et à l’hypocrisie, mais à la réglementation… L’occasion pour les ténors de la droite de pousser des cris d’orfraie devant tant d‘insolence.

Mais la cerise sur le gâteau vient d’un groupe composé de personnalités hors de tout soupçon dont Kofi Annan, d’anciens Présidents latino-américains, de deux prix Nobel de littérature, le péruvien Mario Vargas Llosa et le colombien Gabriel Garcia-Marquez… Dans le rapport qu’ils remettent à l’Onu, ils dénoncent «les conséquences dévastatrices pour les individus et les sociétés du monde entier» de la guerre à la drogue, invitent les nations à en finir avec la criminalisation des consommateurs et incitent leurs gouvernement de trouver des alternatives à la pénalisation du cannabis.

En quelques semaines, le débat était relancé au grand dam de la Mildt qui avait réussi à le contenir, mais les médias qui naguère s’adressaient aux activistes préconisant (à leurs risques et périls) la légalisation du cannabis, préfèrent recueillir l’avis des politiques qui pour la plupart n’ont aucune réflexion de fond sur le sujet, la gauche bottant en touche et la droite jouant les vierges effarouchées.

LA RUE EST À NOUS

Il y a quelques mois encore, nous étions convaincus que le débat serait de la campagne présidentielle. Aujourd’hui, j’en doute. Pessimiste ? Non réaliste ! Et quand bien même nous prendrions notre plus belle plume pour interpeller les candidats à la présidentielle, nous connaissons d’ores et déjà la réponse des uns et des autres.

La loi évoluera le jour où les responsables du dossier «drogues» y seront contraints par la rue, mais tant que les amateurs de cannabis, (et ils sont très nombreux) auront peur (une peur toute symbolique) de se montrer au grand jour, le pouvoir (qu’il soit de gauche ou de droite) ne bougera pas le petit doigt.

Cependant, si la Marche Mondiale du Cannabis puis l’Appel du 18 Joint réunissent des dizaines de milliers de gens dans toute la France, le nouveau gouvernement ne devra-t-il pas reconsidérer sa politique des drogues et son fumeux concept de tolérance zéro ?

Saviez-vous qu’un Smoke Out est prévu le 20 avril 2012 à Amsterdam pour protester contre le Weedpass et la xénophobie qui gagne du terrain ? À deux jours du premier tour de la présidentielle, les activistes français seraient bien inspirés de s’associer à cette initiative, et pour ceux qui ne peuvent ou n’ont pas les moyens, même à vil prix, de se rendre à Amsterdam, de participer à un rassemblement de soutien devant l’ambassade de Hollande.

Jean Pierre Galland est Président-fondateur du Collectif d‘Information et de Recherches Cannabiques (C.I.R.C)

par Jean Pierre Galland

Petit plaidoyer pour une légalisation du cannabis

On estime à 12 millions le nombre de personnes qui ont enfreint la loi, au moins une fois dans l‘année, entre 4 et 5 millions le nombre de consommateurs réguliers (au moins une fois par mois) et 550 000 les personnes qui en font un usage quotidien.

Un français sur 5 consomme des psychotropes légaux (opiacés, somnifères, neurorégulateurs, bêta bloquants). Le trafic illicite de stupéfiants génère plusieurs milliards d‘euros par an. Les profits financiers alimentent d‘autres filières du crime organisé jusqu‘aux organisations terroristes. Cependant, à la différence de l‘alcool, la dépendance physique au cannabis est quasi nulle, la dose létale est inconcevable, personne n‘est mort directement à cause du cannabis. Bien que la communauté scientifique (rapport de la commission Henrion en France, rapport du Pr Nutt au Royaume Uni) s‘accorde sur une classification nouvelle qui placerait l‘alcool au même niveau de dangerosité sanitaire et sociale que l‘héroïne, tandis que le cannabis serait entre le café et le thé, force est de constater que les mensonges pernicieux du système prohibitionniste demeurent. Au-delà d‘une utilisation du cannabis aux propriétés psychotropes ou médicinales, la France peut s‘enorgueillir d‘être le plus grand producteur européen, et le second au niveau mondial derrière la Chine, de chanvre légal (dont les variétés contiennent moins de 0,3% de principes actifs). Ces cultures de chanvre agricole ne nécessitent aucun engrais, ni aucun traitements insecticides, ni antifongiques et cela au plus grand bénéfice des sols ainsi régénérés. En ce qui concerne les propriétés médicinales du cannabis, dont on commence à reconnaître l‘immense potentiel, cette utilisation massive pourrait avoir une incidence positive sur les comptes de la Sécurité sociale. Regrettons qu‘actuellement en France, un peu moins d‘une centaine de personnes atteintes de maladies graves peuvent bénéficier d‘un traitement à base de cannabinoïdes après l‘obtention d‘une A.T.U. (Cf. RBH23 N°4).

De plus, si une légalisation intervenait, et décriminalisait l‘autoproduction à des fins personnelles, tout en garantissant un système régulé d‘approvisionnement pour les consommateurs, il va sans dire que les budgets consacrés actuellement à la répression pourraient être utiles sur d‘autres missions importantes.

Au-delà de nos frontières, nombreuses sont les expériences dont on pourrait s‘inspirer pour définir un nouveau régime légal original. Il existe de fait une dépénalisation de l‘usage qui augmente les effets du trafic illicite, c‘est pourquoi la légalisation, inéluctable, est souhaitable.

Soyons réalistes, devenons pragmatiques, agissons avec intelligence et ça changera certainement.

par FARId Ghehiouèche

L‘équation qui pose problème

Alors que la crise économique mondiale convoque sommet sur sommet pour sauver ce qui peut l‘être, partout on se demande combien ça coûte et comment diminuer la dépense… pour assurer la relance, la croissance, rassurer les marchés, se plier devant le triple H… Vous connaissez la musique.

Alors, combien ça côute, Monsieur Penaud ? Combien coûte l‘interpellation d‘un petit nigaud d‘usager-revendeur, placer en garde-à-vue un jeunot, puis sa comparution, et sa condamnation, avec l‘exécution de sa peine et le suivi post-pénal ?

Le think-tank Terra Nova estimait à 3000 euros par GaV (garde-à-vue). Sachant qu‘on additionnera les salaires moyens d‘un policier, d‘un juge, d‘un surveillant de prison, et la pension complète pendant XX jours… A combien s‘évaluerait le budget consacré pour saisir la vie d‘un jeune de 25 ans, déjà connu «défavorablement de la police pour des antécédents liés au trafic de stupéfiants» pris avec quelques «barettes de shit», condamné à 6 mois fermes et 5000 euros d‘amende.

Quel bénéfice en retirera la société dans 20 ans ? Encore plus compliqué… Ça fait cher.

Mais il existe la variante dont on ne mesurera jamais le coût pour sa famille et ses proches, celle de la vie d‘Abdelilah mort d‘une crise cardiaque à la suite d‘un brutal contrôle de la BAC, dans le Hall d‘un immeuble de la cité Balagny à Aulnay-sous-Bois ? «Parce qu‘il était au mauvais endroit au mauvais moment» déclarera son demi-frère au Parisien pour calmer les esprits…

Alors à politique de contrôles des stupéfiants, je vous propose d‘inverser les données en éffectuant un stupéfiant contrôle des politiques: Comme par exemple, en adressant X lettres à l‘un des responsables de ces calculs biaisés, avec les mots suivants: «M. Apaire, pour votre rédaction nous vous demandons d‘établir un plan lisible, avec des arguments chiffrés, tout en vous appuyant sur des données vérifiables et validées scientifiquement, dont vous n‘oublierez pas d‘indiquer les références sous peine de voir la note de votre démonstration dégradée.»

Nota Bene : il y a une donnée majeure qui empoisonne la résolution par l‘état de ce problème. En effet, comment les centaines de «petits commerçants / usagers revendeurs» actuels se recycleront dans un circuit vertueux, alors qu‘ils seront mis en faillite par la légalisation du cannabis ?

Il est évident que si chacun a le droit de cultiver son herbe à des fins personnelles, une bonne partie du marché risque de disparaître. Surtout si l‘on défend l‘option des Cannabis Social Clubs, pour cultiver des plantes en cercle privé, à but non lucratif et à caractère social.

Il est sûr que l‘état ne pourra pas instaurer, un monopole pour la production et distribution, d‘une part parce que ce n‘est pas souhaitable – il a autre chose à foutre – ce serait passer d‘un extrême à l‘autre et secundo, cette plante pousse trop facilement partout pour qu‘on se prive de le faire.

La seule règle limitative serait de fixer une surface maximale de culture pour éviter les phénomènes de mono-cultures intégrées, en s‘assurant de multiplier le nombre d‘acteurs économiques, pour redynamiser la filière agricole. Aussi, on pourrait imaginer que pour les importations alimentant les réseaux de distribution type «cannabistrots», les quantités soient aussi limitées à 5 kilogramme par personne et par mois.

D‘ailleurs, si un «monopole d‘état» doit exister, c‘est d‘abord pour l‘encadrement de l‘usage thérapeutique du cannabis, afin d‘assurer aux patients qui en ont besoin, une véritable prise en charge et la garantie d‘une qualité et d‘un dosage précis et régulier… Ce qui est loin d‘être le cas aujourd‘hui.

Quand le Pr Sativa s‘en mêle, la solution n‘est pas loin…

L’avis du Pr Sativa

Image: marker / Hanf Journal © 2012

Où en est la situation légale? La Suisse en 2012 avec le Concordat Latin

Mis en application en 2011, le Concordat Latin sur la Culture et le Commerce du Chanvre, voté en 2010, se révèle bien plus néfaste pour les droits des citoyens que les ordonnances de la nouvelle loi LStup

Rédigé par la Conférence latine (de langue française) des chefs des Départements de Justice et de Police, on lui doit de restreindre davantage les possibilités de la culture et du commerce du chanvre, les rendant maintenant quasi impossibles. Comme en France avec l‘article L630, la Suisse Romande a empêchée toute information positive sur le cannabis. En conséquence, les gouvernements cantonaux qui relèvent de la zone francophone continuent de s‘opposer par cette manière aux nouvelles réglementations.

Ce Concordat exempte de déclaration aux autorités compétentes «quiconque cultive moins de cinq plantes, si les circonstances excluent toute intention commerciale».

Par contre, les autorisations de culture ne sont accordées qu‘aux personnes de réputation irréprochables et sans aucune trace de casier judiciaire. Il en va de même pour l‘ouverture d‘un magasin consacré au chanvre.

Dès lors, faut-il user de prête-noms pour obtenir ces autorisations ?

Pour les cantons situés à l‘ouest de la Suisse, les normes fixées par la loi pour le commerce des produits issus du chanvre sont insuffisantes. Ils veulent les cadrer sur leurs directives propres uniquement sans tenir compte de ce qui se fait ailleurs sur le territoire.

Déjà, on observe des perquisitions arbitraires menées par des directeurs des polices cantonales, sans aucun mandat. Pourtant, même pour perquisitionner chez un dealer un mandat est nécessaire. Pourquoi alors s‘en dispenser pour un magasin officiel ou les appartements de son gérant?

Cela contredit clairement la Constitution Fédérale qui accorde la liberté de commerce et d‘industrie. Aujourd‘hui, le découragement dans la zone romande est profond quant au possible changement démocratique des lois. Les parlementaires et le gouvernement actuellement en fonction ne paraissent pas vouloir prendre en compte les réalités propres au cannabis. Ils se contentent de les encadrer en pétextant le bien-être de tous, mais sans se baser sur les quatre piliers: prévention, soins, réduction des risques, répression. Or le durcissement actuel dans certains cantons qui reviennent à des vieux schémas ne risque que de multiplier les plantations clandestines, et l‘auto-culture avec des pratiques qui s‘éloignent d‘une citoyenneté responsable.

par André Fürst

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