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Berlin, le débat sur la légalisation progresse à grand pas…

C’était à Berlin, le 29 mai 2013, un débat public en anglais à l’initiative du journal berlinois « Exberliner », auquel participait un pharmacien par ailleurs membres des Verts, Tibor Harrach, un ex-héroïnomane romancier Ruby Simmons, et Steffen Geyer un des activistes pro-légalisation les plus connus outre-Rhin, aussi membre de l’ENCOD.

Vu de Berlin, les trois invités ont répondu aux questions et interventions du public, en tentant d’esquisser les formes d’une société qui intégrerait la problématique de la production à la consommation de substances psychotropes. Bien entendu, c’est en supprimant la barrière « morale » de la prohibition pour développer une politique de tolérance de l’usage de drogues que la société des êtres humains intelligents -qui restent tout de même des animaux- pourra réellement mieux contrôler la qualité des produits et donc par conséquent le marché en le sortant des mains des organisations criminelles !

http://www.youtube.com/watch?v=HtFSy8QOOok

La qualité de ce débat dépasse de loin les pseudos présentations alarmistes des médias habituels. Dommage que la carte mémoire manquait d’espace pour entendre la fin, mais cette petite heure est très instructive sur l’état d’esprit des habitant-e-s berlinois !

English

On this panel diskussion the pharmacist Tibor Harrach, writer Ruby Simmons and Legalize activist Steffen Geyer argue about the right way to rule drugs from Cannabis to Heroin. From the Berlin point of view their discussion with the audience moves on to the « drug producing » countries in South America and the Benefits of Fair Trade Cocaine.

Filmed on the 29th of May at Cafe Burger Berlin. Event hostet by Exberliner http://exberliner.de

Idee und Produktion: Steffen Geyer http://usualredant.de
Lizenz: CC NC-BY-SA DE3.0

La rage du peuple

Keny Arkana jouait à l’EMB à Sannois (95) fin octobre. Un concert au cours duquel, portée par le public dans une ambiance de feu, elle aura récupéré en plein slam… le N°8 de [RBH]²³ – La Gazette du Chanvre. Dans la vidéo, on remarquera à 6’15 : Keny Arkana mettant le journal qu’elle vient de recevoir dans la poche kangourou de son sweat ; Revenue sur scène, elle exhibera son [RBH]²³ – La Gazette du Chanvre avant de le poser sur la table de son DJ. Big up à tous les inconnus qui nous soutiennent en diffusant le journal. Faites tourner l’info.

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Second tour

Le 30 novembre aux Arènes d’Evry, ZEBDA jouait le « second tour » titre de leur dernier album. Dans les coulisses du concert, Mouss’ a répondu à nos questions. Petite interview express à découvrir sur le site RBH23.com

Image: zebda.fr

Paulette

Il faut aussi parler de Paulette le film de Jérôme Enrico qui a séduit près d’un million de spectateurs.

Sans doute pas le meilleur film de l’année, mais il a le mérite d’avoir un pitch qui ne peut que plaire à RBH23 ; la reconversion dans la patisserie aux saveurs illicites, pour cause de nécéssité, d’une grand-mère… En plus il y a Bernadette en rôle titre, alors ne boudons pas notre plaisir, on passe un bon moment.

Et rappelons que Bernadette Lafont a été signataire de l’Appel du 18 joint 1976. Elle reste donc avec ce rôle (de composition) fidèle à ses engagements.

 

Photo: facebook.com/paulette.lefilm

Depuis le 16 Janvier 2013

 

Ed. La Lune sur le Toit – Génération H – Alexandre Grondeau

Comme l’annonce la 4ème de couverture, c’est l’histoire d’une bande de potes d’une vingtaine d’années durant un été des années 90, racontée par un des leurs.

Partis avec les moyens du bord, ils zigzaguent en descendant vers le Sud Est, à la recherche de festivals, de free parties, d’occases diverses où il peut y avoir du bon son, en castrant le maïs à l’occasion. C’est la possibilité de rencontres et d’échanges qui permettent de se définir, de découverte aussi d’autres type de groupes comme les surfeurs, qui resteront parallèles, de s’affirmer loin d’une ambiance anxiogène quand les études vous tournent le dos et que la vie proposée manque complètement d’intérêt quand on préfère le Magicien d’Oz, Mano Solo, l’Ecume des jours ou Kérouac, le «fond de l’inconnu pour trouver du nouveau»…

Et il y a le sexe, hyper présent, tentant et réconfortant, pour lequel on se laisse un peu faire, comme cela se présente, bien que à la fin il y ait le désir prédominant de voir un scooter rouge réapparaître et le regret de ne pas l’avoir suivi à cause d’un plaisir passager. Mais là il s’agit d’amitié. Il y a la musique également. L’imprégnation du reggae, qui commence même à envahir quelques soirées de salles des fêtes rurales.

L’auteur a joint une playlist de trois pages à la fin du livre. Et Reggae.fr Sound a concocté un big mix 100% ganja tunes pour fêter la sortie du livre, tandis que son teaser fait un méga buzz sur la toile (http://youtu.be/SL2nHlW-X8o). Il paraitrait que l’on puisse se le procurer en commandant directement sur (www.generation-h.fr), ou sur www.reggae.fr/ecoute-mix. N’oublions pas qu’Alexandre Grondeau tient toujours une rubrique de critique musical dans une radio spécialisée.

Mais alors, dans tout ça que vient faire le titre ? Le titre se justifie à toutes les pages. La ganja, restons reggae roots, est omniprésente. Toutes les façons de la consommer sont abordées, sauf le vaporisateur chronologiquement absent. Elle détend, permet de se retrouver, et fait complètement partie du quotidien. S’y ajoute quelques petites expérimentations de MDMA et de LSD. L’herbe sert aussi de lien de reconnaissance, sans préoccupation superflue de légalité ou non tout au long de ce road trip. C’est bien sûr la grande plaidoirie de Grondeau. Dont il s’explique dans ses interviews. Contrairement à une idée véhiculée la consommation de cannabis ne rend pas asocial. Elle ne révèle pas non plus grand chose. Je le répète ce roman illustre l’intégration définitive et irréversible de la consommation de cannabis dans le quotidien des Français. Dans le roman, on débat politique, football, boulot, sexe en buvant un bon verre de vin et en fumant un spliff de weed. Aujourd’hui, il me semble que c’est encore le cas.

La plupart des consommateurs réguliers de cannabis ont des emplois, des carrières, des familles, des passions, ils pratiquent le sport, vont au cinéma ou dans des concerts, ou se font des soirées TV / pizza. Les stigmatiser est de mauvaise foi et irresponsable.

Géographe urbain, Alexandre Grondeau aime la sociologie. Il s’efforce de parler ici d’une génération qui arrive à la quarantaine dont la jeunesse a dû se forger d’autres repères. La principale différence que je vois entre la génération des soixante-huitards et celle des héros du roman est sa relation au plaisir : nous sommes nés en période de crise. Nous n’avons jamais connu autre chose que des discours anxiogène et culpabilisant : travaille bien à l’école car il n’y aura pas de boulot pour tout le monde ; ne fume pas et ne bois pas car c’est dangereux ; ne mets pas de casque de walkman, tu vas devenir sourd ; mange des fruits et des légumes sinon tu vas avoir un cancer ; fais du sport sinon tu vas finir obèse ; attention au sexe, protège toi, choisis bien ton partenaire, aime avant de coucher sinon tu seras malheureux… Avec ce type de conseil, ce n’est pas surprenant que nous soyons un des pays où l’on consomme le plus d’antidépresseurs ! La jeunesse d’aujourd’hui me paraît donc beaucoup plus exigeante, violente, hardcore dans sa vision de la société car elle évolue dans un système inhibant, castrateur, frustrant.

Génération H est le premier volume d’une trilogie consacrée à la liberté et à la jeunesse, le second est prévu pour 2014.

par Ananda

A propos des stages de sensibilisation

Depuis 2007, un stage de sensibilisation aux dangers de l’usage de cannabis et autres drogues illicites a pour objet de faire prendre conscience au condamné des conséquences dommageables pour la santé humaine et pour la société de l’usage de tels produits.

Basé sur le modèle de ce qui est proposé par la prévention routière, il doit être réalisé dans les 6 mois suivant la condamnation, au frais du condamné. Le coût ne peut excéder le montant maximum de l’amende encourue pour les contraventions de 3e classe soit 450 € actuellement.

En soi, l’idée de prévention a posteriori était intéressante, d’autant plus que cela permettrait que l’infraction ne soit pas fichée. Enfin en théorie. Mais au vu de la trace d’un stage, petit fascicule photocopié, on comprend qu’un récent rapport émette quelques doutes sur l’efficacité du système. Parce que pour 350€ , prix demandé en l’occurrence à la personne qui a bénéficié de 2 demi journées de formation, c’est parfois un peu léger.

Sous le titre Substances Psychoactives et Santé, on découvre 23 pages, avec des tableaux sommaires, des d’images grisâtres, et un peu de texte, qui ne permettent, c’est vrai, sans doute pas de préjuger en rien des contacts oraux.

Certaines pages laissent quand même un tantinet sceptique. Comme celle concernant l’alcool. Lucide, certes, puisque assimilé à la détente , la désinhibition (page 7), sans aucune évocation de la possibilité de la perte de contrôle de soi qui peut en être corollaire. Plus loin (page 16) un petit tableau des normes d’usage précise la quantité à respecter : deux verres par jour pour une femme, trois pour les hommes et quatre pour les occasionnels …

La définition du toxicomane est reprise d’Olievenstein : rencontre entre une personnalité, un produit et un moment socio culturel… très bien. Et on mentionne les circuits de la récompense, chers à Pharo, mais le schéma trop foncé (page 7) n’est guère explicatif.

Plus loin, dans un tableau (page 21) des différences entre substances psychoactives et substitution, l’alternative à produits coûteux est remboursement de la Sécurité Sociale…

 

Se pose une question. Si l’on croit nécessaire de laisser à chaque participant ce mémento, c’est certainement aussi pour qu’il circule. Un ado banal de 14-18 ans y trouvera de quoi déculpabiliser son attirance, ce qui est positif et novateur dans l’approche mais sans bien percevoir de limites objectives.

L’usage entre adultes réfléchis est une chose, la prévention sous-jacente pour une population mal informée ne devrait pas en être une autre. Tout au moins dans ce type de document.

L’étude de l’OFDT parue en décembre 2012 souligne la disparité des contenus, la satisfaction des stagiaires, mais évoque un effet limité sur la consommation future.

Le stage semble perçu comme une sanction pénale avant tout, impuissante par elle-même à détourner de l’usage les personnes qui n’envisageaient pas, déjà auparavant, d’infléchir leur consommation personnelle.

Tout est dit.

par Ananda

Légaliser les drogues ?

«Le consensus international qui a longtemps prévalu en matière de lutte contre les drogues se fissure. Depuis quelques années, les coups de canifs portés au dogme prohibitionniste se multiplient: légalisation de la feuille de coca en Bolivie, mise en œuvre de programmes de distribution contrôlée d’héroïne en Suisse et au Canada, dépénalisation de l’usage récréatif de cannabis dans un nombre croissant de pays… Par-delà leur diversité, toutes ces politiques ont en commun de remettre en cause, de manière plus ou moins frontale, le principe d’interdiction de l’usage et du commerce, à des fins non thérapeutiques, de produits psychotropes jusqu’alors considérés comme indésirables. Le régime prohibitionniste établi dans la première moitié du XXe siècle par la communauté internationale, et étendu depuis à des substances toujours plus nombreuses, peine, il est vrai, à remplir ses promesses. La montée en puissance de la «guerre à la drogue», menée depuis les années 1980, n’a pas eu les résultats escomptés. Au delà de son incapacité à enrayer le développement de la consommation et des trafics, ce sont les effets pervers de la prohibition en termes de santé et de sécurité publiques qui suscitent aujourd’hui le plus d’interrogations.»

[Comment sortir des logiques binaires enfermant le débat ? Comment éviter les arguments simplistes qui détournent l'attention des réalités scientifiques ? Colson avance.] «Celles-ci mettent pourtant en évidence les limites du traitement pénal des usagers de drogues et invitent à envisager un assouplissement du droit. Loin des caricatures qui la décrivent comme une lubie libertaire, la légalisation des drogues semble en effet être la voie obligée d’une politique de sécurité véritablement dédiée à la réduction des risques sanitaires et criminels engendrés par l’usage et le trafic de stupéfiants» [et il constate] «La volonté de mettre l’institution pénale au service de la rééducation des usagers de drogues a été très tôt contrecarrée par la réalité clinique et les pratiques judiciaires. Force est de constater l’échec, sur le terrain, du dispositif de soins obligatoires. Les objectifs de l’injonction thérapeutique se sont réduits à mesure que l’illusion de la cure réparatrice se dissipait, et le ministère de la Justice admet officiellement la faiblesse des résultats obtenus. Quant aux stages de sensibilisation aux dangers de l’usage des produits stupéfiants, leur impact sur le comportement des consommateurs apparait limité. En revanche, le dispositif de répression de l’usage de stupéfiants a connu une destinée favorable, facilitée par l’imposant volet pénal de la loi de 1970, puis par le renforcement de l’arsenal juridique susceptible d’être mobilisé pour sanctionner la consommation illicite de drogues. L’article L3421-1 du Code de la santé publique, qui punit l’usage simple «d’un an d’emprisonnement et de 3750 euros d’amende», est en effet flanqué d’incriminations complémentaires visant l’usager revendeur (art. 222-39 du Code pénal), l’usager prosélyte (art. L3421-4 du Code de la santé publique) ou l’usager conducteur (art. L235-1 à L235-4 du Code de la route). […] Cet échec s’accompagne d’une difficulté logique à articuler l’idéal pénal rééducatif à une politique de réduction des risques. La politique dite de réduction des risques repose sur un raisonnement simple : «il vaut mieux ne pas consommer de drogues, mais si certains en consomment néanmoins, il convient de les encourager à utiliser les produits les moins dangereux dans un cadre sécurisé». […] La dépénalisation s’accommode de la conservation d’une infraction d’usage à titre symbolique dès lors que le prononcé d’une peine est effectivement exclu. Mais elle peut s’entendre également comme abolition de l’interdit juridique pesant sur la consommation de drogues. Dans les deux cas, la création d’une infraction punissant l’usage de stupéfiants dans les lieux publics apparait souhaitable, la pénalisation des comportements portant atteinte à l’ordre public étant compatible avec, pour ne pas dire requise par une démarche de réduction des risques. En revanche, sauf à sacrifier le développement de la politique de santé publique à destination des consommateurs de drogue sur l’autel de la pédagogie pénale, une mise en cohérence du droit français impose l’abrogation de l’article L3421-1 du Code de la santé publique qui punit le simple usage de stupéfiants «d’un an d’emprisonnement et de 3750 euros d’amende». Cette réforme qui alignerait la législation française sur celle de la majorité des pays de l’Union européenne en matière de cannabis, permettrait d’inscrire plus solidement la sécurité au cœur de la politique de lutte contre les drogues. Mais la dépénalisation de l’usage, si elle favorise la réduction des risques sanitaires et sociaux qui lui sont associés, n’aura guère d’impact sur les atteintes à la sécurité publique occasionnées par les trafics. Lutter efficacement contre cette menace criminelle impliquerait que soit légalisées la production et la distribution de stupéfiants.

Légaliser le commerce des drogues pour réduire le risque criminel

Quoique le lien entre criminalité et drogues illicites soit bien établi d’un point de vue statistique, leur relation apparaît complexe et contre-intuitive. Il est ainsi établi que la répression des usagers-revendeurs et des trafiquants, et l’absence de régulation du marché, conséquences directes de la prohibition, expliquent une part importante de la violence liée aux drogues.

Il est impossible de déterminer l’impact qu’aurait la légalisation, c’est-à-dire l’autorisation par la loi de l’usage, de la production et de la distribution, de certaines des substances aujourd’hui interdites, sur le niveau général de la délinquance.

Aucun pays ne s’y est jusqu’à maintenant essayé, et la comparaison avec la légalisation de l’alcool aux États-Unis, après que sa temporaire prohibition eut nourrit la criminalité, soulève de délicats problèmes méthodologiques.

Plusieurs systèmes de légalisation sont concevables, dont les conséquences sur le niveau de la criminalité seraient différentes : une libéralisation totale de tous les stupéfiants, abandonnés à la loi de l’offre et de la demande, n’aurait assurément pas les mêmes effets que la légalisation contrôlée de certains d’entre eux, dans le cadre d’un monopole d’État encadré par un rigoureux dispositif sanitaire.

Une augmentation générale de la consommation de produits psycho-actifs ne saurait être exclue mais elle n’est pas certaine : l’évaluation des politiques de tolérance mises en œuvre aux Pays-Bas démontre ainsi que la vente de cannabis en coffee shops n’induit pas de prévalence accrue de son usage dans la population. Il est en revanche très probable que la réglementation de la production et de la distribution de substances aujourd’hui massivement consommées, malgré leur interdiction, affaiblirait les acteurs de la criminalité organisée qui tirent une grande partie de leurs revenus de ce commerce. Le retour dans le giron de l’économie légale de ces trafics permettrait de réduire la violence qui lui est associée, et de garantir la qualité des marchandises échangées en assurant leur traçabilité.

La légalisation de tout ou partie des stupéfiants n’est pas à l’ordre du jour. Elle suppose au préalable une évolution du droit international que les rapports de force politiques au sein de l’Organisation des Nations Unies ne laissent pas entrevoir à court terme. Mais les risques pour la sécurité globale que font courir l’enrichissement et la militarisation des mafias, doublés du constat des effets pervers de la prohibition sur le terrain des droits fondamentaux et de la santé publique, nourrissent les initiatives internationales appelant à la fin de la «guerre à la drogue». En France, un rapport récent fruit du travail d’un groupe de parlementaires présidé par l’ancien ministre de l’Intérieur, Daniel Vaillant, a proposé pour mieux lutter contre le cannabis de le légaliser, à titre expérimental, et dans le cadre d’un régime étroitement contrôlé. Cette perspective, qui prétend apporter une réponse concrète à l’insécurité engendrée par le trafic de drogue dans un certain nombre de quartiers sensibles, ne fait pas l’unanimité au sein du Parti Socialiste. Mais elle témoigne de la prise de conscience, chez certains acteurs les plus au fait des questions de sécurité, de l’impossibilité de conjuguer la prohibition d’un produit psycho-actif massivement consommé et la réduction de la criminalité.

Conclusion

Vouloir maintenir un interdit symbolique en se prévalant de la conviction qu’il est préférable de vivre sans drogue est respectable, mais il est irresponsable d’y voir une réponse juridique opératoire aux défis de santé et de sécurité publique que posent de manière aiguë la consommation et le trafic de stupéfiants.

L’interdit légal n’acquiert sa dimension structurante que s’il fait l’objet d’un consensus social clair allant de pair avec une application rigoureuse de la loi. L’un et l’autre font aujourd’hui défaut. La normalité sociale de l’usage de stupéfiants est attestée par une consommation massive et par le traitement complaisant que lui réservent les médias de masse. Quant à la dimension industrielle prise par la production et les trafics de drogues malgré des décennies de lutte policière et judiciaire, elle suffit à ruiner l’espoir d’une riposte pénale significative.

Cette impasse explique les évolutions convergentes vers un assouplissement de la prohibition qui se dessinent aux quatre coins du globe. Les référendums ouvrant la voie à la légalisation de l’usage récréatif de cannabis dans les États du Colorado et de Washington en sont une nouvelle illustration. Il faut espérer que ces changements contribueront à persuader la classe politique française d’ouvrir un débat qu’elle renâcle à engager depuis trop longtemps.

Renaud Colson, « Légaliser les drogues ? », La Vie des idées, 14 décembre 2012. ISSN : 2105-3030.

Pour lire l’intégralité :

www.laviedesidees.fr/Legaliser-les-drogues.html

 

La guerre ratée contre « la drogue » mise à mal par trois évolutions majeures.

Au cours des deux derniers mois, l’approche politique en matière de drogues aux Etats-Unis et en Amérique latine a connu des changements plus notables qu’au cours des décennies précédentes. Trois évolutions majeures se sont produites. Prises ensemble, elles pourraient signifier une ligne novatrice entraînant la fin de la guerre ratée contre le narcotrafic.

MEXICO CITY – Il y a tout d’abord eu le référendum sur la légalisation du cannabis dans les États américains du Colorado et de Washington le 6 novembre. Pour la première fois, les électeurs du pays qui est le plus gros consommateur de drogues illicites en général, et du cannabis en particulier, ont approuvé, avec une majorité confortable, des projets de loi qui autorisent la possession, la production et la distribution de cannabis. Lire la suite

PUBLI REPORTAGE: L’innovation, la force des Can-Filters

Il y a quelques mois la firme Can Filters a lancé une nouvelle gamme de Filtres à charbon actif avec une collerette unique réutilisable. Une fois de plus avec cette nouveauté, l’entreprise Can Filters basée à Ameide aux Pays-Bas, met l’accent sur son caractère innovant. Jim Ramsahai, directeur général de Can Filters nous décrit ces nouveaux produits et les avantages que les clients du marché de la culture hydroponique peuvent en retirer.

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Le Vapman, précision suisse

Comme le MFLB ou le Vaponic, le Vapman est disponible à l’espace «Vapo Rise» de la librairie Lady Long Solo située 38, rue Keller 75011 à Paris. Une bonne adresse où l’on retrouve aussi le [RBH]23, les éditions du Lézard et de nombreuses autres maisons d’éditions indépendantes, des revues comme Fakir ou Billet d’Afrique de Survie…

Le Vapman est un produit de l’artisanat suisse, avec le souci de la précision, de la finition, de la simplicité et de la robustesse propre aux produits helvètes. On connaissait la puissance des montres et celles des banquiers suisses, on n’imaginait pas qu’un si petit appareil produise d’aussi grands effets. Pourrait-on dire que c’est le nec plus ultra? Les connaisseurs objecteront que l’emploi d’un briquet chalumeau augmente le risque de brûlure et que cela mobilise deux mains simultanément.

Les amateurs de beaux objets pratiques et efficaces, comme le couteau suisse, répondront que le Vapman est unique en son genre et qu’il est utilisable partout. Rangé dans son étui discret comme un presse citron, vous êtes paré pour Mission impossible, agent double zéro sept.

www.vapman.com

le Vapman – Image: LLS

PUBLI REPORTAGE: Magic-Flight Launch Box

Le Magic-Flight Launch Box (MFLB) est un vaporisateur portable qui fonctionne avec une simple pile AA. La chaleur est générée par induction. Il s’agit du plus petit vaporisateur du marché. Une pile dure environ 10 à 15 utilisations, mais une seconde pile est fournie avec un chargeur qui peut les charger en même temps.

Chauffe en moins de 15 secondes !

La première impression marque l’étonnement à la vue du Magic-Flight Launch Box (MFLB). Difficile d’imaginer qu’un morceau de bois, pas beaucoup plus grand qu’une boîte d’allumettes, puisse libérer des bouffées de vapeur en quelques secondes. Il faut l’avoir pour y croire. Face à toutes les appréciations favorables, il fallait le tester pour savoir si c’était autant justifié.

Contrairement aux autres vaporisateurs portables disponibles le Magic Flight utilise une seule batterie comme source d’énergie. La batterie est insérée sur le côté du vaporisateur et l’énergie est transformée en chaleur en excerçant une pression ferme avec le doigt sur le côté négatif de la pile, pour atteindre une température comprise entre 183 et 202 degrés Celsius.

Pour charger votre vaporisateur, la lamelle de plexiglas glisse sur le côté et une petite couverture d’herbe finement broyée (ceci est important) est insérée dans la tranchée. Le MFLB peut contenir près de 100 milligrammes au maximum. Ensuite, la batterie chargée est insérée dans son logement. Faire pression pour allumer la led témoin. Attendez environ 4 secondes et commencez l’inhalation. Ensuite, il convient de retirer la batterie pour éviter que votre herbe ne devienne trop chaude ou que la batterie se décharge par inadvertance.

Avec une pratique régulière, le MFLB se révèle un outil indispensable. Il n’y pas de surchauffe et quelques bouffées suffisent à être efficaces. Une inhalation lente permet des températures supérieures, alors qu’une inhalation rapide peut faire rouler l’herbe à l’intérieur du Magic Flight Launch Box, produisant ainsi une fine vapeur. Si le vaporisateur est utilisé correctement, les émanations sont savoureuses, comparables à de nombreux vaporisateurs électriques.

Le seul petit inconvénient du MFLB est la durée de la pile, puisqu’une seule ne permet qu’une vingtaine de bouffées. Mieux vaut alors toujours se munir de la pile supplémentaire préalablement chargée.

Notre verdict : Le Magic-Flight Launch Box est un excellent, très joli et pratique vaporisateur de poche qui répond aux besoins des utilisateurs débutants et confirmés. Sa facilité de transport et sa discrétion sont sans pareil. On peut toujours compter dessus, la garantie à vie de cet appareil le prouve. Chaudement recommandé parce que ce produit est tout simplement supérieur.

Le MFLB est disponible en trois versions : l’original en érable, le modèle en cerisier et pour la version luxe en noyer. Livré dans une boîte en aluminium, incluant le chargeur avec son adapteur, deux batteries rechargeables, une pochette en velours pour le transporter, un pinceau pour le nettoyage en douceur et un embout.

Image: le MFLB – Image: LLS

Source : www.vaporizer-info.com/fr/vaporisateur/magic-flight-launch-box

 

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