dimanche, 4. décembre 2011

Bulletin de l‘IACM – Novembre 2011

Morceaux choisis des trois derniers bulletin de l‘IACM reproduits avec l‘aimable autorisation de l‘IACM. Toutes les sources et références exactes sont disponibles sur le site de l‘IACM.

Novembre 2011

Science

Le cannabis apporte un soulagement supplémentaire aux patients déjà traités aux opiacés. Les chercheurs ont conclu que « le cannabis vaporisé augmente l’effet analgésique des opioïdes sans pour autant modifier de manière significative les niveaux dans le plasma. La combinaison de ces produits permettrait de diminuer les doses d’opioïdes et, ainsi leurs effets secondaires. »

Sativex

Les nombreux essais avec l’extrait de cannabis Sativex montrent des avantages pour le traitement de la sclérose en plaques. Le professeur Hans Peter Hartung, directeur de la clinique de neurologie de l’Université de Dusseldorf, Allemagne, assène : « Il est prouvé que le Sativex réduit la sévérité des symptômes, et améliore la qualité de vie des patients souffrants de spasticité. Ainsi, ils peuvent accomplir bien plus facilement de nombreuses tâches quotidiennes. De plus, la recherche clinique a montré que le profil de tolérance de ce médicament est élevé, avec peu d’effets secondaires, et, ce qui est rassurant, pas d’effet d’accoutumance quand le malade s’arrête de le prendre. »

Information génétique

Les chercheurs de l’u niversité de Toronto, Canada ont séquencé le génome (information génétique) de deux variétés de cannabis dont l’une produit une forte concentration de THC (Purple Kush), et l’autre une faible concentration (Finola). Le génome est formé de 30 000 gènes. La comparaison des génomes révèle que de nombreux gènes pour les cannabinoïdes et les précurseurs sont mieux exprimés dans la variété Purple Kush. Les chercheurs espèrent que la disponibilité du génome « entraînera le développement de variétés de marijuana thérapeutique au profil cannabinoïde déterminé et fournira une base pour l’obtention de variétés aux caractéristiques agronomiques améliorées. »

Psychose

Selon une étude menée à l’Université de Manchester, Royaume- Uni, sur 160 sujets présentant des psychoses et consommant du cannabis, et 167 patients présentant des psychoses et consommant d’autres produits, il n’y a pas de lien entre la consommation de cannabis et les symptômes psychotiques et on note un effet limité sur le fonctionnement psychologique. Le sous-groupe consommant du cannabis a été examiné pendant 12 et 24 mois avec des mesures répétées de leur consommation et de leur psychopathologie. Les chercheurs ont aussi observé que l’arrêt ou la réduction de la consommation de cannabis ne produisaient pas systématiquement une amélioration symptômatique.

Trouble de l’hyper activité

Selon des chercheurs italiens et américains, le récepteur CB1 est impliqué dans le trouble du déficit de l’attention (ADHD). Ils ont utilisé des souris et ont conclu que « les stratégies thérapeutiques visant à envahir le système endocannabinoïde pourraient se révéler efficaces pour le traitement de ce trouble. »

Octobre 2011

Californie

La plus importante association de médecins de Californie demande la légalisation du cannabis. Les représentants de la California Medical Association, comprenant 35 000 practiciens, ont adopté cette position lors de leur congrès annuel, qui s’est tenu le 14 octobre à Anaheim. L’a ssociation reconnaît les risques dus à la consommation de cannabis et propose des règles similaires à celles qui régissent le tabac et l’alcool, et l’association indique aussi que les conséquences de la criminalisation de ce produit excèdent les dangers qu’il comporte. L’association désire que la Maison Blanche reclassifie le cannabis afin de faciliter la recherche de son potentiel médical.

Forte consommation

Selon une étude menée à l’Université d’ Amsterdam, Pays-Bas, le volume de matière grise dans le cérébellum antérieur est plus important chez les gros consommateurs de cannabis que dans l’autre groupe contrôlé. Le volume de matière grise dans la région cérébrale de l’amygdale et de l’hippocampe diminue chez les gros consommateurs. Les chercheurs ont noté que les « associations entre les gros consommateurs de cannabis et l’altération de la structure cérébrale sont complexes. »

Cannabis et risque d’accident

Selon une analyse issue de 9 études épidémiologiques, portant sur l’usage du cannabis et le risque d’accident durant les vingt dernières années, il résulte que le risque relatif varie de 0.85 à 7.16, mesurant un pourcentage moyen de 2.66, bien moindre que celui de l’alcool.

Placebo et analgésie

Selon une étude menée à l’Université de Turin, Italie, les récepteurs opioïdes et le récepteur CB1 participent tous deux à la réduction de la douleur causée par les placébos. De leurs investigations, les chercheurs ont conclu que « le système endocannabinoïde, dans certaines circonstances, joue un rôle central de l’analgésie par placébo, notamment quand le système opioïde n’est pas impliqué. »

Ischémie

Selon une étude menée à la King Faisal University, à Al-Ahsa, Arabie Saoudite, le cannabidiol (CBD) prévient des lésions causées par l’interruption de la circulation sanguine. Les chercheurs ont conclu que le cannabidiol présente un potentiel thérapeutique pour protéger le foie des lésions causées par un apport transitoire réduit en oxygène.

Douleur

Des scientifiques de l’Université de Lanzhou, Chine, se sont intéressés à l’interaction entre les récepteurs neuropeptides FF et le système endocannabinoïde. Leur recherche, sur le modèle animal, indique que l’activation des récepteurs neuropeptides FF centraux diminue la douleur périphérique et centrale modulée par les cannabinoïdes. Ils ont conclu que « le travail actuel pourrait amener à une nouvelle stratégie en combinant les cannabinoïdes et les agonistes NPFF pour réguler la douleur. »

Prise de nourriture

Selon une étude menée sur des poulets, à la Shahid Bahonar University of Kerman, Iran, les agonistes du récepteur CB2 agissent sur le cerveau pour inciter à la prise de nourriture.

Attaque de panique

Selon une étude menée à l’Université de Sao Paolo, Brésil, sur des souris, le cannabinoïde naturel cannabidiol (CBD) réduit les comportements de peur liés à la présence d’agents stressants.

Lésion de la moelle épinière

Selon une étude menée à l’Université de Sao-Paolo, Brésil, le CBD améliore le rétablissement des rats dont la moelle épinière a été endommagée et il réduit les complications de la lésion. Les scientifiques en ont conclu « que le CBD pourrait être utile dans le traitement des lésions de la moelle épinière. »

La fibre du chanvre

Des chercheurs italiens ont trouvé un nouveau cannabinoïde du type cannabigérol (CBG) dans la partie cireuse de la fibre de chanvre de variété Carma. Ils ont conclu que cette détection « suggère que le C. sativa pourrait contenir d’autres cannabinoïdes intéressants pour la médecine. »

Nota Bene : Bien que nous soyons intéressés par le sujet, nous ne sommes pas en mesure de vulgariser davantage que l‘IACM, les travaux scientifiques et leurs résultats. Saluons comme il se doit l‘IACM, pour son travail de « simplification » des travaux de la recherche scientifique, d‘ alerte du grand public et des acteurs politiques.

 

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