lundi, 12. décembre 2011

Une plante utile pour résister

Le chanvre/cannabis/marijuana est utilisé depuis de nombreux siècles. En France aussi, et sans doute nos cousins gaulois l‘employaient déjà, quand on recherchait essentiellement les vertus thérapeutiques et anesthésiantes de cette plante.

p09_farid_utile_rbh23N04Rappelons qu‘en Europe, jusqu‘au début du XXème siècle, on avait recours au chanvre contre la peste, les rhumatismes, les douleurs articulaires et certaines pathologies mentales. C‘est en 1941 que le Cannabis sativa L. est retiré de la pharmacopée officielle aux USA et en France en 1953.

Bien qu‘autorisée et sous contrôle, il aura fallut attendre le début des années 90 pour que la culture chanvrière française (non psychotrope, c‘est à dire contenant moins de 0,3% de THC) se relance.

Cependant, la pression prohibitionniste nous oblige, par exemple, à ignorer les propriétés importantes de l’huile de chanvre, une huile végétale exceptionnelle, par ses qualités intrinsèques remarquables. Grâce à sa teneur en oméga-3 et oméga-6, elle présente une composition similaire aux lipides de la peau ce qui en fait un onguent idéal pour les massages. De plus, elle se place parmi les huiles végétales les plus riches en acides gras essentiels pour la santé humaine.

Ce qui reste interdit peut se présenter sous plusieurs formes : des fleurs et feuilles séchées (marijuana), de la résine (le haschich) qui est un produit dérivé de la plante séchée, de l‘huile de cannabis, etc.

Les effets psychotropes du cannabis varient en intensité et en durée, en fonction du mode de consommation, des teneurs respectives en THC (qui dynamise) et CBN (ça rend stone) ainsi que de l‘état physique et psychique de la personne, si elle est à jeun, etc… Les effets peuvent durer entre quelques minutes (lorsqu‘on le fume) et quelques heures (lorsqu‘on le boit ou le mange). Même si les effets durent en général quelques heures, le cannabis reste entre 18 à 24 h dans le sang et l‘élimination de celui-ci par le corps est particulièrement lente : plus d‘une semaine pour éliminer la moitié de la dose absorbée.

Une accoutumance physique existe, même si elle est moins marquée que pour d‘autres produits notamment légaux. Une dépendance psychique est possible si la personnalité de l‘individu en question montre une fragilité à ce niveau.

Aucune surdose due au cannabis n‘a encore été enregistrée. C‘est sans doute ce qui contribue le plus à sa réputation de « drogue douce ». A la différence de l‘alcool, il n‘y a pas de dose mortelle connue pour le cannabis. Le cannabis n‘a jamais tué personne… Il se pourrait même qu‘il nous aide à sauver la planète et à améliorer la santé humaine.

Par FARId

Image: Planche botanique n° I-13 de l‘“Atlas des Plantes médicinales de Köhler en images réalistes avec brèves notes explicatives“ consacrée au chanvre

 

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