dimanche, 18. mars 2012

A propos La nouvelle loi LStup

La nouvelle loi LStup se devait de cadrer une situation dégradée pour ce qui concerne le cannabis. Mais six mois après son entrée en vigueur, le constat de son application s‘avère plutôt négatif. En particulier pour ce qui concerne l‘usage médical du cannabis.

En effet, l‘ autorisation délivrée par l‘OFSP (Office Fédéral de la santé Publique) impose un « usage contrôlé et sans fumer »… Ce qui limite donc globalement l‘offre aux produits d‘une industrie pharmaceutique toute puissante.

Ceux qui voudraient recourir au simple cannabis pour soulager leurs problèmes neurologiques, les conséquences de traitements chimiothérapiques ou anti-VIH, ne peuvent accéder qu‘au Marinol de synthèse ou au Dronabinol en partie synthétique, dont les résultats ne sont pas toujours probants.

Les malades ne peuvent cultiver pour eux-mêmes ce dont ils auraient besoin, puisque l‘OFSP continue de remettre en cause les nombreux rapports de recherche expérimentales, en minorant toujours l‘efficacité scientifiquement reconnue. Aucun permis spécial ne peut être accordé (cf www.chanvre-info.ch/info/fr/Réponse-Lettre2-a-l-OFSP.html).

Par contre les traitements approuvés par Swissmédic sont recommandés, malgré leur coût exorbitant et une efficacité incertaine, bien évidemment non remboursé (De l‘ordre de 2800euros/mois). Seuls environ une soixantaine de malades peuvent les utiliser…

La révision de la LStup ôte à la Suisse son chanvre indigène (sativa non-indica), et aux personnes malades et en souffrance un bon médicament.

D‘autre part, seule une variété hybride de chanvre est autorisée pour la culture industrielle. Malheureusement les fleurs pourrissent avant que les graines ne soient mûres. De même, la teneur de 1% de THC est permise, mais les méthodes d‘analyses ont été modifiées, afin que le chanvre à fibres puisse être considéré comme une drogue, et donc détruit à tout moment.

L‘arbitraire recommence, et chaque petite plante va devoir d‘abord satisfaire les exigences d‘un jugement au tribunal fédéral pour continuer d‘ exister. Les droits fondamentaux, la protection des espèces, inscrits dans la constitution, l‘Initiative Populaire qui demande régulièrement à une majorité écrasante la ré-introduction de soins alternatifs sont pleinement bafoués.

www.chanvre-info.ch

par André Fürst

 

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