mardi, 10. septembre 2013

Newsflash No 8

Rions un peu en filant la métaphore du Titanic

p03_exPRESSo_rbh23N03Santé et Sécurité sont sur un bateau qui prend l‘eau, secoué par la tempête budgétaire et le mauvais temps d‘austérité, sauf pour le crime organisé qui prospère sur les îles du paradis fiscal dans l‘océan de la prohibition. «Chef, qu‘est-ce qu‘on fait, chef ?»

A propos des conclusions du Conseil de l‘Union Européenne concernant la nouvelle stratégie en matière de drogues de l‘UE. Outre que chaque Etat membre peut définir ses priorités pour restreindre l‘usage de drogues, il se doit aussi de mettre en oeuvre les recommandations de l‘Union Européenne.

Constat

Sachant que la consommation d‘héroïne demeure un problème majeur, que le cannabis est la drogue illicite la plus consommée en Europe, suivi par la cocaïne, que le développement du marché des drogues de synthèse devient inquiétant, que le poly-usage est en augmentation, que de nouvelles substances psychoactives sont régulièrement détectées, que d‘importantes inégalités continuent d‘exister, tant au niveau de la qualité, que de l‘accessibilité et de la prise en charge en matière de soins et d‘interventions visant à réduire les risques liés à l‘usage de drogues … et donc qu‘en fonction de ces points, la santé et la sécurité des citoyens européens reste préoccupante.

Prenant en compte cette situation, le Conseil soutient la mise en place d‘une nouvelle stratégie européenne en matière de drogues, pour la période 2013-2020. Dans son plan d‘action, cinq axes sont définis: Coordination, réduction de l‘offre et la demande, recherche et coopération internationale, Information et évaluation.

Cette nouvelle stratégie veut insister sur la nécessite de fournir les ressources adéquates pour la réalisation d‘objectifs stratégiques clairement définis, en conséquence la coordination européenne devra être prioritaire, tout en continuant une collaboration avec d‘autres partenaires internationaux.

Bref, si vous avez bien lu, il suffisait de comprendre en prose citoyenne basique: «Quand on fait le constat de la situation, si on n‘enlève pas nos oeillères alors qu‘on est dans le mur, c‘est qu‘on est concrètement à la masse…». C‘est avec l‘espoir de remuer davantage l‘air du temps avec quelques idées novatrices comme celle de simplifier le budget de cette politique de l‘UE, que l‘IDPC a réagit en adressant une note avec six recommandations pour tenter d‘améliorer le contenu de la nouvelle stratégie, qui sera adoptée sous la présidence chypriote avant fin décembre.

Comme l‘IDPC, l‘ENCOD prépare également quelques actions dans le but d‘éclairer davantage l‘horizon et tenter si possible de colmater les voies d‘eau de ce vieu rafiot.

Source :

www.consilium.europa.eu

www.epha.org, www.idpc.net

Quotient intellectuel, l‘abus de copié-collé des journalistes

A propos de cette étude qui aura fait grand bruit. Grâce au Pr Alex Stevens de l‘ Université du Kent, on notera que les données de cette étude indiquent clairement que le déclin du quotient intellectuel affecte plus fortement les adolescents, usagers dépendants/chroniques/abusifs et que ce résultat ne s‘observe pas à l‘âge adulte. Au contraire, il est observé que ceux qui disposent du meilleur Q.I. sont ceux qui en ont consommé mais ne se révèlent pas dépendants. Enfin, il faut souligner que ces données ne permettent pas d‘identifier directement un facteur causal…

Le «détail» de ces résultats est d‘importance, mais pas un seul média n‘aura daigné les rendre publics, pour mieux polariser le débat sur les dangers supposés sur le cerveau des ados, comme Le Monde l‘a (overd)osé.

Pourtant cette étude confirme ce que toutes les organisations réformatrices suspectent et redoutent : la prohibition a échoué à protéger et continuera de causer des dégâts chez les personnes les plus vulnérables, notamment les plus jeunes.

On rappellera ce grand moment enregistré par DrugReporter. Cette question sans réponse de Fredrick Polak face au responsable des Nations Unies : «Comment expliquer que le régime de tolérance hollandais avec ses coffeeshops ait produit de meilleurs résultats pour la prévention de l‘usage et la protection de la jeunesse, avec une moyenne d‘âge du primo-usage plus élevée que dans d‘autres Etats aux législations plus répressives ?»

On se demande pourquoi pendant si longtemps aucune discussion ne s‘est engagée sur cette évidence et pourquoi pendant tant d‘années des pays comme la France ont durement blâmé la politique néerlandaise ?

Comme le dirait, Mr Nice, «sur le marché noir, y‘a pas d‘âge minimum, alors que dans un coffeeshop on peut te le demander, en garantissant aux adultes un accès à des produits non frelatés».

Alors que la société régule des drogues autrement plus néfastes que le cannabis, comme le tabac et l‘alcool, il est grand temps d‘en finir avec une loi qui punit de la même manière un adulte qui consomme de manière responsable, et des lycéens en mal de sensations dans cette société amorale.

Source :

www.ccguide.org

http://cannazine.co.uk

www.lemonde.fr

 

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