dimanche, 7. janvier 2018

Trump, le grand retour en arrière ou « Make USA back again in the 20th »

 

Trump, le grand retour en arrière : « Make USA back again in the 20th »

Avec l’éléction de Trump en novembre 2016, le monde redoutait d’entrer en zone de turbulence. Son mantra de campagne visant à renflouer la fierté patriote des habitants Etats-Uniens ne pouvait/peut/pourra qu’avoir des conséquences terribles là-bas comme partout ailleurs.

Mais honnêtement, l’éffroi passé le jour de son élection, on se réjouissait surtout des scores obtenus par les référendum populaires posant la question de la légalisation du cannabis, notamment en Californie où on expérimentait déjà les dispensaires garantissant un accès au cannabis médicinal depuis le vote en faveur de la Prop 215 en 1996.  Car un rejet de la légalisation totale, comme en 2010, aurait donné un tout autre signal à l’intérieur comme à l’extérieur des Etats Unis.  On espérait vivement, qu’à la vague venue du Colorado en 2014 succéderait le tsunami de la Californie en 2018. Mais ce 4 janvier, un autre signal a retenti comme pour contrarier le sens de l’histoire. Dans une tentative qui fleure bon le moisi,  une simple lettre signée par Sessions préconisait un retour aux obligations imposées en 1980.  

En dépit de ses déclarations rassurantes en campagne électorale, puisqu’il affirmait que ces politiques novatrices garantissant l’accès au cannabis médicinal étaient du ressort des Etats locaux et que cela ne concernait pas l’autorité fédérale, Trump est aujourd’hui accusé de ne pas avoir respecté sa parole et d’avoir menti sur ses intentions.

Car en entérinant la décision de son ministre de la Justice, Trump prend le risque de réduire les chances du camp Républicain de remporter les élections prévues à mi-mandat, comme le souligne Rohrabacher l’élu républicain de la Californie, fervent partisan d’une réforme politique à l’échelle fédérale et qui avait déposé avant l’élection de Trump, une proposition législative bi-partisane pour modifier la loi.  Dans toutes les critiques revient cette idée que le sinistre Jeff Sessions va faire la part-belle aux organisations criminelles avec ce grand retour en arrière – « Make USA back again in the 20th » en allant à l’encontre des volontés démocratiques exprimées dans les urnes.

A l’instar d’autres projets de l’administration Trump, cette décision soulève donc un tollé et une opposition ferme des gouverneurs des Etats directement menacés ; dans l’Etat du Colorado, le gouverneur entend bloquer les nomminations des agents fédéraux ; dans l’Etat de l’Oregon,  la gouverneure Kate Brown accompagnée des responsables de la police a clairement indiqué qu’elle ne se plierait pas à cette injonction et qu’elle continuerait de protéger les droits de l’industrie florissante du cannabis au Colorado, précisant « que ce secteur d’activité a crée 19 000 emplois nouveaux, bien rémunérés, et que les ventes ont permis à l’Etat du Colorado d’encaisser plus de 100 millions de dollars en taxe utiles pour financer la rénovation d’écoles, de routes, d’hôpitaux ».

Mais la condamnation la plus virulente est à mettre à l’actif du sénateur Cory Booker via son profil Facebook, pour lequel on forme le voeu qu’il puisse à l’instar de Barack Obama conduire en 2020 les déstinées des Etats Unis, s’il demeurait la figure de proue du mouvement démocrate.

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